Pour un financement plus équitable

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Par Gilles Fontaine
Pour un financement plus équitable
Terrebonne et Mascouche attendent avec beaucoup d’attention le dépôt du livre vert de la ministre Geneviève Guilbault. (Photo : archives)

Il n’y a pas que la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) qui souhaite un appui important de la ministre de la Sécurité publique; les villes de Terrebonne et de Mascouche attendent aussi avec beaucoup d’attention le dépôt du livre vert de Geneviève Guilbault.

Le 27 octobre, la FPMQ a dénoncé «l’injustice qui perdure depuis 20 ans dans le financement des services policiers au Québec».

Actuellement, les villes ayant leur corps policier municipal ne reçoivent pas de subvention du ministère de la Sécurité publique, alors que les municipalités desservies par la Sûreté du Québec (SQ) en reçoivent une qui représente 47 % de leur facture. Pour 2019, la subvention totale du gouvernement s’élève à 300 M$ et la ministre Geneviève Guilbault a promis d’ajouter 75 M$ supplémentaires pour 2020, ce qui portera la subvention à 50 % de la facture totale.

La FPMQ demande ainsi à la ministre de profiter de la réflexion entourant le dépôt du livre vert pour mettre fin à l’iniquité en terminant le travail entamé en matière de financement des services policiers. La mesure ainsi demandée coûterait 788 M$ et toucherait les deux tiers de la population du Québec.

Selon des chiffres de la FPMQ, le Service de police de Terrebonne aurait coûté 34 M$ à la Ville en 2018, alors qu’à Mascouche, la dépense a été de 11,8 M$.

Un dépôt attendu

Au lendemain de cette dénonciation, le conseil municipal de Terrebonne a adopté une résolution (11.7) demandant au gouvernement du Québec l’octroi d’un financement «plus équitable» à l’égard des services municipaux de la police. Une copie de la résolution sera, entre autres, adressée à la ministre Geneviève Guilbault, ainsi qu’aux députés Pierre Fitzgibbon, Mathieu Lemay et Lucie Lecours.

À Mascouche, le maire Guillaume Tremblay se dit clairement pour une plus grande équité. «Il ne peut y avoir deux catégories de personnes. Pourquoi certaines villes sont-elles avantagées plutôt que d’autres? C’est certain que nous souhaitons obtenir une subvention pour notre service de police. Ce n’est pas un débat qui date d’hier. Nous suivons ce dossier de très près. Nous ferons les représentations nécessaires le temps venu.»

L’Union des municipalités du Québec a d’ailleurs mis sur pied un groupe de travail constitué uniquement de représentants de municipalités de moins de 100 000 habitants. Ce groupe de travail a reconnu que les municipalités de plus petite taille ayant leur propre service policier ont des enjeux financiers supplémentaires, des enjeux que des villes desservies par la SQ n’ont pas.

La ministre Guilbault entend déposer son livre vert en décembre dans le but de moderniser la police au Québec. Elle souhaite aborder la gestion des principaux corps policiers, le coût et l’organisation des services, de même que l’indépendance et l’intégrité des corps policiers.

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