Quand les entreprises doivent se vendre

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Par Jean-Marc Gilbert
Quand les entreprises doivent se vendre
Stéphane Simard était l’un des quatre conférenciers invités au 17e colloque de l’ARRHL. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

L’époque où les candidats devaient se vendre pour décrocher un emploi est révolue. Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre qui frappe dans plusieurs secteurs d’activité, ce sont les entreprises qui doivent se rendre attrayantes aux yeux des travailleurs. C’était l’un des sujets discutés lors du colloque annuel de l’Association des responsables en ressources humaines de Lanaudière (ARRHL) qui se tenait récemment à Terrebonne.

Pour ce 17e colloque annuel ayant pour thème «Les règles du jeu ont changé», l’ARRHL avait notamment invité le conférencier international et conseiller en ressources humaines agréé Stéphane Simard à détailler sa stratégie pour attirer rapidement des employés.

Dans sa conférence offrant une bonne interaction avec la centaine de participants, il a demandé à quelques-uns d’expliquer brièvement la mission de leur entreprise. Voyant que c’était plus laborieux pour certains, M. Simard a expliqué qu’une mission doit être courte, sexy et permettre de se différencier.

Recrutement et rétention

Pour ce qui est du recrutement, le conférencier a suggéré aux entreprises de ne pas négliger des bassins d’employés potentiels qui le sont trop souvent, dont les 55 ans et plus, les immigrants, les handicapés et les gens au passé judiciarisé.

Pour les jeunes, le recrutement par le biais des réseaux sociaux est un incontournable, soutient M. Simard, mais encore faut-il savoir lesquels. Chez les 13 à 21 ans, Facebook est toujours bon premier, suivi par Snapchat et YouTube, affirme-t-il.

Finalement, Stéphane Simard a parlé des erreurs à éviter lors de l’intégration, le facteur le plus important dans la rétention du personnel, à son avis.

Enjeu quotidien

Pour Isabelle Michaud, conseillère aux entreprises au Centre local d’emploi de Terrebonne, il était essentiel de proposer au moins une conférence au sujet de la pénurie de main-d’œuvre lors de ce colloque. «Il n’y a pas une journée qui passe dans que l’on reçoive des appels d’entreprises à la recherche de candidats. Il n’y a que de rares secteurs qui s’en sauvent. Cela touche la majorité des entreprises, pas juste dans le secteur manufacturier», témoigne-t-elle, notant au passage avoir entendu maintes histoires d’entreprises qui doivent reporter des projets ou refuser des contrats en raison du manque d’employés.

Espérons que les conseils de M. Simard et des autres conférenciers en aideront certaines!

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