QUE SONT-ILS DEVENUS? Le conte de fées de David Shepherd avec «Disney on Ice»

Jean-Marc Gilbert
QUE SONT-ILS DEVENUS? Le conte de fées de David Shepherd avec «Disney on Ice»
Ancien champion canadien en patinage artistique solo, David Shepherd a récemment découvert le patinage synchronisé après avoir évolué avec la troupe de «Disney on Ice» entre 2006 et 2013. (Photo : courtoisie)

Après huit années passées à jouer plusieurs personnages sur glace dans une cinquantaine de pays du monde au sein de la troupe de «Disney on Ice», le Mascouchois d’origine David Shepherd est de retour au Canada depuis 2013. Le patin occupe toujours une place importante dans la vie de l’homme de 33 ans, qui est aujourd’hui superviseur chez Costco.

Bien des choses se sont passées dans la vie de l’ancien représentant du CPA l’Oiseau bleu de Mascouche depuis qu’il est devenu le premier Moulinois à devenir champion canadien de patinage artistique, en 2000.

Ce championnat remporté à l’âge de 15 ans, chez les prénovices, est d’ailleurs le moment le plus marquant de sa carrière, confie-t-il.

Rencontre déterminante

Deux ans plus tard, des blessures multiples sont venues ralentir sa progression. Il a néanmoins persévéré en s’inscrivant dans un programme de sport-études, qui ne sera toutefois pas de retour l’année suivante. Au fil des compétitions, il a rencontré un dépisteur de Disney qui suivait attentivement ses prestations.

«Il m’a dit de l’appeler si ça m’intéressait. Dès que je lui ai passé un coup de fil, tout s’est fait rapidement. Trois jours après, je signais le contrat», se souvient-il.

David s’est envolé pour les États-Unis en janvier 2006, sans savoir que l’aventure de «Disney on Ice» dans laquelle il se lançait allait durer huit ans. «J’ai pu visiter une cinquantaine de pays dans le monde grâce à ce travail. Tout ce dont on avait besoin, c’était un stade, car Disney possédait sa propre machine pour fabriquer de la glace», raconte le patineur.

Pour le plaisir

En jouant des personnages de Disney, dont celui du prince Eric, de «La Petite Sirène», qu’il a particulièrement apprécié, il pouvait patiner pour le plaisir des spectateurs sans penser à devoir livrer une performance sans faille pour gagner une médaille. «J’ai toujours voulu plus performer pour les gens qui nous regardent. Donner un spectacle en y prenant plaisir plutôt qu’être trop sérieux.»

C’est dans ce même état d’esprit que M. Shepherd est rentré au Canada, en 2013. Alors à l’aube de la trentaine, il avait envie de vivre autre chose. «Je ne regrette rien de l’expérience. Même que je n’exclus pas de possiblement y retourner un jour, mais peut-être plus du côté administratif, comme directeur au niveau de la performance ou à la gestion de tournée», avance David Shepherd.

Il n’a jamais vraiment eu l’envie d’être entraîneur, car il n’en retirerait pas le même plaisir que quand il performe.

Passage au synchro

Vivant maintenant dans la région d’Ottawa depuis son retour en sol canadien, il occupe un poste de superviseur chez Costco et ne cache pas son ambition de «monter les échelons». Il n’a jamais été question pour lui de rester à l’écart de la patinoire. Il s’est joint à une équipe de patinage synchronisé, où il est le seul homme en compagnie d’une quinzaine de femmes

Cette discipline était alors toute nouvelle pour lui. «C’est très différent du simple, mais la transition a été assez facile. On patine à environ trois compétitions par année et on s’entraîne une fois par semaine», détaille-t-il.

Chose certaine, David Shepherd n’est pas près d’accrocher ses patins. «Je connais des gens qui ont patiné à un bon niveau jusqu’à l’âge de 50 et 52 ans. Je vais continuer tant et aussi longtemps que j’ai du plaisir à le faire», conclut-il.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar