Rencontre « libre » avec Marc Déry

Pénélope Clermont
Rencontre « libre » avec Marc Déry
Marc Déry avait offert la chanson des Beatles «I Am The Walrus» au public présent au lancement de la programmation du Théâtre du Vieux-Terrebonne en novembre. (Photo : André Côté)

C’est avec une guitare sur les genoux, dont il faisait résonner les cordes à l’occasion, que Marc Déry a dévoilé les grandes lignes du spectacle qu’il allait présenter le 15 mars au Moulinet. On était alors le 26 novembre, au lancement de la programmation d’hiver du Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Les représentations se sont multipliées depuis, mais déjà, Marc Déry était heureux du spectacle qu’il présentait un peu partout au Québec. «Libre», qu’il a pour la première fois présenté cet été aux FrancoFolies avant de partir en tournée avec le Roseq (Réseau des organisateurs de spectacles de l’est du Québec), a bénéficié de l’apport de René Richard Cyr à la mise en scène et de Daniel Bélanger. «C’est un truc assez intime avec toutes sortes de petits gadgets», lance l’auteur-compositeur-interprète.

Pour le musicien que l’on a découvert au sein du populaire groupe Zébulon dans le milieu des années 90, il s’agira d’un premier spectacle en solitaire. «C’est très libérateur. Je me sens comme un peu excité. Quand on est seul sur scène, on peut faire n’importe quoi. Personne ne connaît mon spectacle. Je peux donc partir où je veux. […] Quand tu es avec d’autre monde, il faut faire des signes, c’est plus compliqué, mais quand tu es seul, c’est assez jouissant», répond-il lorsqu’on lui demande ce que ça fait de se trouver seul sur scène.

Le chanteur souligne aussi qu’après plusieurs années à faire de la musique, il y a tout un bagage qui s’accumule et dont on peut se servir pour improviser et aller plus loin en spectacle. Il apprécie d’ailleurs énormément le caractère «improvisé» de «Libre». «Il est planifié, je l’ai souvent joué, mais il évolue toujours», suggère-t-il avec joie.

«C’est le temps qu’on se connaisse plus»

À travers ce nouveau spectacle, Marc Déry revisite son répertoire des 15 dernières années : de Zébulon à son plus récent album, «Numéro 4», sorti en septembre 2011. Un bon moyen pour l’artiste d’échanger avec le public sur la musique qui a habité ses jours depuis son enfance.

«Je raconte ma vie aussi un peu là-dedans. J’avais l’intention de créer une rencontre avec le public. Je suis assez prude, je ne me suis pas livré beaucoup dans le passé, confie le principal intéressé. Le monde ne me connaît pas tant que ça, même si ça fait longtemps qu’on se côtoie. Là, je me dis que c’est le temps qu’on se connaisse plus, qu’on approfondisse l’affaire.»

Né à Montréal, l’artiste a grandi à Mascouche. Comme il a passé la majorité de sa vie dans la région moulinoise, les anecdotes dont il sera question dans le spectacle risquent fort de rappeler quelque chose aux gens présents le 15 mars.

«Il y aura sans doute plus de complicité avec le public, suppose l’homme qui a complété son secondaire à l’école Armand-Corbeil avant d’offrir ses premières prestations dansla région. Jevais pouvoir raconter ma vie et mon cheminement différemment parce que d’autres personnes auront vécu les mêmes choses que moi.»

Nouveau regard de guitariste

«Libre» a aussi été l’occasion pour Marc Déry d’atteindre un nouveau sommet en tant que musicien. «J’ai toujours été un musicien pas très performant. Ma performance était de jouer de la basse en chantant des lignes un peu compliquées. Mais là, j’ai approfondi mon jeu à la guitare, ce que je n’avais jamais fait vraiment», avoue-t-il.

«J’ai commencé à jouer de la guitare à 11 ans et j’en ai 49, alors ça fait longtemps que j’en joue tous les jours, mais comme je savais que j’allais être seul sur scène, j’ai décidé de faire ce que je n’avais jamais fait : approfondir mon regard de guitariste. […] Je me suis mis à pratiquer comme quand j’étudiais au cégep en musique.»

Pour assister au spectacle de Marc Déry, qu’il présentera au Moulinet le 15 mars, composez le 450 492-4777 ou visitez le www.theatreduvieuxterrebonne.com.

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