« Rendement insatisfaisant » : les raisons connues

« Rendement insatisfaisant » : les raisons connues
Les services professionnels de la firme avaient été retenus pour les plans et devis ainsi que la surveillance des travaux de construction de certains bâtiments publics du secteur de la Croisée urbaine, dont ce gymnase. (Photo : archives)

«Manque de présence des chargés de projet», «génère continuellement des débats», «demandes répétées et exagérées pour honoraires supplémentaires» : voici quelques-uns des motifs sur lesquels s’est basée la Ville de Terrebonne pour émettre une évaluation de rendement insatisfaisant et résilier deux contrats octroyés à Services intégrés Lemay pour de multiples services dans le cadre de la construction du nouveau quartier général de la police et d’autres bâtiments de la Croisée urbaine.

Dans l’évaluation produite en 2018 par la Ville de Terrebonne, dont La Revue a obtenu copie, six des neuf cases sont cochées dans la section des critères non respectés : «qualité et/ou quantité des ressources humaines», «respect des échéanciers», «non-conformité du bien ou des services rendus», «qualité des communications ou de la collaboration» «respect des obligations financières» et «qualité de supervision».

«L’adjudicataire (la firme Lemay) a agi de façon à miner la confiance des représentants de la Ville selon des faits différents et reliés soit à un contrat, soit à l’autre», ajoute la direction générale de la Ville, en guise de commentaires.

En 2016, la firme avait obtenu un contrat pour des services professionnels pour la préparation de plans et devis pour le nouveau quartier général de la police, et un autre pour des services en lien avec la construction de bâtiments publics et l’aménagement d’une cour d’école dans le secteur de la Croisée urbaine.

«Manque de clarté»

Toujours selon le même document, la firme Lemay, pour sa part, «blâme entre autres le personnel de la Ville pour les nombreux désaccords ainsi que le manque de clarté des documents d’appels d’offres».

«Or, c’est précisément tous ces désaccords, débats et mésententes qui rendaient la réalisation des contrats très difficile, pour ne pas dire inexécutable», mentionne la Ville de Terrebonne.

En plus de résilier le contrat, le conseil municipal a résolu, il y a quelques mois, de refuser toute soumission de la firme Lemay pour une période de deux ans, comme le prévoit l’article 573 de la Loi sur les cités et villes. Une exclusion qui s’étend aussi à tout contrat, et non pas seulement à ceux issus d’un appel d’offres.

La firme Lemay n’avait pas rappelé La Revue au moment de mettre sous presse.

Texte : Jean-Marc Gilbert

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