Rôle-titre au cinéma pour le «soleil roux»

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Par Pénélope Clermont
Rôle-titre au cinéma pour le «soleil roux»
Alexane Jamieson réalise un grand rêve en incarnant Juliette dans le nouveau film d’Anne Émond, «Jeune Juliette». (Photo : St-André Management)

Après avoir joué au théâtre et à la télévision, voilà qu’Alexane Jamieson obtient un premier grand rôle au cinéma. La Terrebonnienne incarne Juliette dans le nouveau film d’Anne Émond, Jeune Juliette, qui prend l’affiche le 9 août.

C’est une jeune femme de 16 ans infiniment sympathique qui est venue à notre rencontre pour nous parler de ce grand rêve qu’elle réalise en ayant la chance d’interpréter un rôle-titre dans un film. Souriante, ne mâchant pas ses mots, elle a été choisie pour personnifier Juliette, une adolescente en devenir de 12 ans, effrontée, menteuse, drôle et attachante.

«Elle a un caractère fort et elle sait ce qu’elle veut», dévoile Alexane de son personnage, à travers lequel elle admet se reconnaître. «Mais je ne suis pas aussi directe qu’elle, je suis plus douce», se défend-elle, tout en reconnaissant qu’elle a appris de Juliette. «J’ai toujours été extravagante, on m’appelle depuis toujours le « soleil roux », mais je m’affirme encore plus grâce à Juliette», ajoute-t-elle.

Un autre aspect de son personnage qui l’a fait cheminer est le fait que Juliette soit rondelette. «Le film est l’occasion de montrer que les standards de l’apparence physique n’ont pas d’importance. Juliette crée sa propre image d’elle-même. Elle ne se compare pas aux autres, ce que je faisais plus avant Jeune Juliette même si j’ai plus confiance en moi depuis que j’ai vécu de l’intimidation à l’école. Je fais les choses pour moi et je ne veux pas tomber dans les comparaisons. Je suis contente de ça», fait savoir la rayonnante comédienne.

Jeune Juliette

Pour son quatrième long métrage, Anne Émond raconte donc l’histoire toute simple de Juliette qui sort de l’enfance pour amorcer le long chemin de la découverte et de l’acceptation de sa personnalité, de son image et de ses convictions. Elle fera d’importants apprentissages sur les garçons, l’amour et l’amitié. La fin de l’enfance, c’est un peu cesser de croire à l’impossible.

C’est à la suite d’un long processus d’auditions et de rencontres avec la réalisatrice que celle qui entamera sous peu sa 5e secondaire à l’école des Trois-Saisons a obtenu le rôle avant d’entreprendre un tournage exigeant de 32 jours. «C’est ma première grosse expérience au cinéma et j’espère que ce ne sera pas la dernière! lance-t-elle en riant. La charge était importante, mais je ne l’ai pas vue comme une épreuve ou une grosse montagne. Je l’ai vue comme un cadeau. Je suis contente qu’Anne m’offre la chance de réaliser mon rêve si jeune. J’avais 15 ans durant le tournage!»

Autres projets, autres rôles

Pour la suite des choses, la jeune femme aimerait évidemment que les rôles se multiplient. On la verra d’ailleurs sous peu dans Ruptures et dans une nouvelle série jeunesse à venir, L’Effet secondaire, tous deux à ICI Radio-Canada Télé. Celle qui a incarné un premier rôle au théâtre dans Ennemi public, en 2015, souhaiterait bien retoucher à la scène. «On avait donné 23 représentations au Théâtre d’Aujourd’hui et je n’ai pas eu assez de temps pour apprendre. Être sur scène est tellement différent que d’être devant une caméra», évoque-t-elle alors que son agent, Louis St-André, jusque-là discret durant l’entrevue, vante le talent de sa protégée : «J’ai eu un coup de cœur terrible pour elle. C’est rare, des jeunes qui ont accès au théâtre, et encore plus qui sont capables de soutenir un rôle sur scène comme elle l’a fait.».

Dans quel type de rôle aimerait-elle qu’on la voie dans un futur pas trop lointain? «Quand j’étais plus jeune, je voulais jouer dans un film d’horreur, fait-elle savoir dans un éclat de rire. Là, j’aimerais un personnage avec une réalité plus dark que la mienne. Un rôle de composition, ça, c’est le fun! Je pourrais me permettre d’être quelqu’un d’autre, plus loin de moi.»

Les priorités changent avec les années, mais heureusement, la spontanéité demeure.

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GPAT

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