SALON DE L’EMPLOI 2019 : Main-d’œuvre recherchée

Par Gilles Bordonado
SALON DE L’EMPLOI 2019 : Main-d’œuvre recherchée
Le recrutement des navetteurs doit être l’une des priorités des entreprises d’ici. (Photo : archives La Revue)

Rarement dans l’histoire récente le Québec a-t-il eu autant de défis à relever au chapitre du recrutement de la main-d’œuvre. Selon le Bulletin mensuel sur le marché du travail de janvier 2019 d’Emploi-Québec, 11 842 postes vacants ont été signalés dans la MRC Les Moulins du 1er avril 2018 au 1er février 2019, soit 40 % des emplois à pourvoir dans Lanaudière.

En janvier, Lanaudière montrait un taux de chômage de 4,4 %, contre 6,1 % pour le grand Montréal et 5,4 % au Québec. La région ne comptait que 11 700 chercheurs d’emploi. Comme la situation est meilleure dans la MRC, on peut croire sans se tromper que le taux de chômage ici est en bas du 4,4 %. C’est donc dire que l’on est près du plein emploi.

Pour pourvoir leurs postes vacants, les entreprises d’ici multiplient les mesures. Si la réorganisation du travail et l’automatisation font partie des solutions, le manque d’opérateurs de machinerie dans la transformation et la fabrication est criant. Ce groupe de professions montre le plus haut taux de postes vacants.

Comme le note Pierre Buisson, conseiller régional en information sur le marché du travail, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, soutient que le succès passe par la formation de nouveaux travailleurs, le développement des compétences des employés actuels et l’accroissement de la productivité des entreprises, mais aussi par l’intégration d’un plus grand nombre de personnes au marché du travail, entre autres les personnes handicapées, les travailleurs expérimentés et retraités, les autochtones et les immigrants.

Les navetteurs visés

Le Salon de l’emploi des Moulins permet d’interpeller ces travailleurs potentiels, mais aussi ceux, déjà compétents, qui sont en emploi et bloqués dans la circulation. En effet, bien que 50 % des Moulinois travaillent dans la MRC, l’autre moitié emprunte la voiture ou les transports collectifs pour travailler hors de la région.

«Si les réalités de la main-d’œuvre ont évolué, la mise en valeur du branding employeur de nos PME ne se fera pas seule. Depuis 20 ans, le Salon nous permet de les positionner auprès des travailleurs d’ici, en particulier ceux qui sont des navetteurs et qui passent des centaines d’heures par année dans leur automobile pour aller travailler le matin et revenir à la maison le soir. Le réseau routier vers Montréal est saturé. On doit viser ces navetteurs et les garder chez nous. Et nous le pouvons. Avec les années, il y a eu un élargissement et une plus grande diversité des entreprises et du type de postes offerts. Il y a 20 ans, les besoins identifiés venaient essentiellement du secteur manufacturier et ils sont bien différents aujourd’hui. Quant aux conditions de travail, elles sont similaires à celles de Montréal. Il n’y a plus de raison de s’expatrier pour bien gagner sa vie», assure Claude Robichaud, directeur général de la MRC Les Moulins, qui vise une plus grande autonomie en emploi.

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