S’expatrier en France pour devenir un meilleur pongiste

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Par Jean-Marc Gilbert
S’expatrier en France pour devenir un meilleur pongiste
Émile Joncas poursuivra sa progression en tennis de table de l'autre côté de l'océan Atlantique pour la prochaine année. (Photo: courtoisie)

En pleine pandémie de COVID-19, le jeune pongiste terrebonnien Émile Joncas ainsi que sa mère ont décidé de rester en France pour au moins un an. Recruté en division nationale 2 par un club de Caen pour l’année 2020-2021, l’athlète de 15 ans pourra améliorer grandement son jeu en se frottant à des adversaires de haut calibre de l’autre côté de l’Atlantique.

Émile s’était déjà entraîné quelques fois à ce club de tennis de table, alors qu’il a passé les derniers mois en France. Mais lorsqu’un entraîneur a su qu’il se trouvait toujours en France et qu’il n’était pas rentré au Canada, il lui a immédiatement fait une offre. «I l m’a dit qu’il avait une place pour moi en nationale 2, si ça m’intéressait. J’étais vraiment surpris parce que le niveau de jeu est vraiment élevé », confie Émile, motivé à relever ce nouveau défi qui s’offre à lui dans sa très jeune carrière de pongiste.

Il sait qu’il devra travailler sur tous les aspects de son jeu pour pouvoir rivaliser avec les joueurs européens, un bassin beaucoup plus large que celui du Québec.

Entraînements rigoureux

Les clubs étant toutefois fermés quelques mois en raison de la COVID-19, Émile a dû trouver une alternative pour s’entraîner. Avec l’aide de sa mère, qui est aussi parfois sa partenaire d’entraînement, ils ont confectionné une table sur laquelle il peut pratiquer, à l’extérieur, en attendant de pouvoir s’exercer sur une table de compétition.

Émile travaille aussi sur sa forme physique. Il s’est mis au jogging depuis quelques semaines et court maintenant plus de 5 kilomètres chaque jour, ce qui l’a d’ailleurs beaucoup aidé pour son asthme. Il fait également des exercices de musculation, surtout pour renforcer le haut de son corps, explique-t-il. En combinant le tout, il améliorera sa rapidité ainsi que sa force de frappe.

Garder contact

À travers cette nouvelle aventure, l’athlète de 15 ans garde contact avec le Québec. Il parle régulièrement à son entraîneur, Alain Bourbonnais, qui l’invite à analyser des matchs ainsi qu’à faire des exercices de visualisation. Il devra aussi à l’occasion revenir au pays pour participer aux compétitions majeures et conserver son poste au sein de l’équipe québécoise. Il participera donc notamment aux prochains championnats québécois et canadiens, dont les dates restent à être confirmées.

Et lorsque les activités reprendront en Europe, possiblement à la mi-juin pour le club de Caen, les opportunités d’entraînement seront beaucoup plus nombreuses. Les séances devront cependant se tenir en fonction les consignes de distanciation et les mesures d’hygiène qui seront alors exigées. Même chose pour les compétitions, qui, elles, pourraient reprendre à l’automne.

Et même si Émile est un jeune homme sérieux et discipliné, sa mère s’assurera qu’il puisse terminer sa cinquième secondaire à distance en complétant tous ses travaux.

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