LE TRAIT D’UNION MAG : S’exprimer dans tout son art

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Par Gilles Fontaine
LE TRAIT D’UNION MAG : S’exprimer dans tout son art
«L’art, ça me valorise et me donne une plus grande confiance en moi. Mais ma première motivation, c’est de m’exprimer», nous a avoué l’artiste de Terrebonne Claire Dehaut.

ARTS ET CULTURE

L’artiste terrebonnienne BaraKÀneuf a pratiquement grandi entourée d’art et d’artistes. Artiste peintre autodidacte, elle a appris en observant les autres.

BaraKÀneuf, de son vrai nom Claire Dehaut, a fait de l’art son passe-temps, mais a aussi utilisé l’art comme une thérapie permanente, puisqu’elle doit vivre avec le syndrome d’Asperger.

«En fait, c’est une excellente façon de faire une thérapie et d’apprendre à se connaître. C’est surtout une excellente façon de s’exprimer et se connecter au monde extérieur, ce qui peut être difficile à l’occasion. Je me suis rendu compte, il y a plusieurs années, que lorsque je peignais, je voyais des images de mon enfance. Ça me permettait de les extérioriser», raconte Claire Dehaut. «Plus jeune, ajoute l’artiste, j’étais très gênée. Je ne parlais pas beaucoup. Disons que je ne soulevais pas la poussière et j’avais de la difficulté à m’intégrer. L’art, ça me valorise et me donne une plus grande confiance en moi.  Mais ma première motivation, c’est de m’exprimer.»

Aux côtés d’un grand artiste

C’est sa grand-mère, Maria, qui lui laissait manipuler les pinceaux. «C’était mes premiers cours d’art», nous dit-elle. Et entre 8 et 14 ans, elle passait beaucoup de temps avec sa grand-mère et son grand-oncle, Ernest Aubin,

l’un des peintres pionniers de la montée Saint-Michel à Montréal. «Chaque été, je passais trois semaines à Sainte-Adèle avec eux. J’observais et j’apprenais. J’ai été choyée de pouvoir côtoyer un artiste comme Ernest.»

Claire Dehaut utilise plusieurs techniques, sans en préférer une à une autre. Cependant, elle fait de l’art recyclé. «J’utilise toutes sortes de matières. Ça peut être de vieilles toiles, des CD, des fonds de lumignons, des branches, etc. Vaut mieux valoriser que jeter. Et ça donne du relief, puis je peux jouer avec les couleurs. Je dois dire que c’est mon plaisir, puisque je me permets de raconter une histoire ou un sentiment sur chaque toile.»

Son nom d’artiste n’est pas sans signification. «En fait, c’est pour une maison que l’on remet à neuf. Le mot « baraka » signifie l’abondance, alors que « KÀ » est l’énergie que l’on a en nous, et le neuf, en numérologie, signifie l’accomplissement», explique-t-elle. Un nom qui lui ressemble beaucoup.

Pour suivre l’artiste de Terrebonne Claire Dehaut et voir ses œuvres, il suffit de visiter la page Facebook «BaraKÀneuf.

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Mélanie SavageClaire dehaut Auteurs de commentaires récents
Claire dehaut
Invité
Claire dehaut

Infiniment MERCI à toute l’équipe du journal La revue pour cet article sur Barakaneuf.
Merci monsieur Gilles Fontaine d’avoir rapporté mes propos de façon à les rendre intéressants et attachants.
Cet article me fait vraiment chaud au coeur car c’est un peu une confirmation que ce que je fais dans l’intimité de mon atelier peut toucher les autres. Cet élan, reçu de vous tous, me donne des ailes!!!
Merci également à mesdames Pénélope Clermont et Mélanie Savage. Vous faites une magnifique équipe.

Mélanie Savage
Administrateur
Mélanie Savage

Merci à vous, Madame Dehaut, de nous avoir permis de faire découvrir votre talent!