SPÉCIAL SALON DE L’EMPLOI : Un taux de chômage famélique

Par Gilles Bordonado
SPÉCIAL SALON DE L’EMPLOI : Un taux de chômage famélique
Pierre Daviault encourage les navetteurs à sortir de leur auto pour travailler dans Les Moulins. Et ça commence pour plusieurs par une visite au Salon de l’emploi des Moulins pour découvrir tout le potentiel des entreprises d’ici.

La situation de l’emploi se porte bien à Terrebonne et à Mascouche, selon Pierre Daviault, directeur du développement économique et touristique de la MRC Les Moulins : « En 2019, la région connaît une croissance nette d’emplois, ce qui démontre toute la vitalité de notre économie. Ça va bien, ça va très bien. »

Avec un taux de chômage se situant à 3,9 % en février 2020, Lanaudière se classe au 5e rang des 16 régions administratives québécoises. C’est presque 1 % de moins que l’excellent taux que montre le Québec, à 4,8 %. Et de tradition, le taux dans Les Moulins est près de 1 % moins élevé que dans le reste de Lanaudière. Si cela paraît être un peu trop – on doute qu’il n’y ait que 2,9 % de sans-emploi ici –, il n’en demeure pas moins que les besoins en main-d’œuvre sont criants dans le milieu. Pierre Daviault évoque certaines situations qui pourraient avoir un impact sur l’emploi, mais il reste confiant : « Le barrage des voies ferrées, la réduction et les retards dans les livraisons manufacturières de Chine, comme le coronavirus pourraient avoir un impact sur l’emploi, mais les indications que nous avons pour l’instant montrent que nos entreprises et nos gouvernements sont prêts à faire face à ces défis. Jusqu’à présent, c’est gérable et tout va pour le mieux, mais il faut demeurer attentif. »

La MRC Les Moulins frise donc le plein emploi et les défis auxquels font face les entreprises sont importants, d’où la pertinence du Salon de l’emploi. Il est toujours aussi enthousiasmant de voir le milieu se mobiliser pour mettre en relation les travailleurs et les entreprises d’ici. M. Daviault note en particulier les énergies déployées autour de l’immigration pour répondre aux besoins de main-d’œuvre.

Le directeur souligne aussi que les conclusions d’une importante étude portant sur les navetteurs permettront de mieux comprendre pourquoi les citoyens d’ici continuent de s’exiler vers la métropole pour travailler. « Nous sommes vraiment curieux de connaître avec précision leurs motivations. Ce faisant, nos entreprises pourront raffiner leur discours pour les amener chez nous », de préciser M. Daviault, qui invite « les navetteurs à venir au salon de l’emploi et à découvrir tout le potentiel des entreprises d’ici ».  Il les invite à « sortir de leur auto pour travailler dans Les Moulins ».

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