« Stand-by : on tourne ! »

Cet été, le cinéma québécois se tourne vers le réalisateur Francis Leclerc qui, depuis deux semaines environ, nous mijote un film en plein cœur du parc Gilles-Forest, à Mascouche. Mais attention : rien à voir avec sa toute dernière production, “Mémoires affectives”, dont le style original avait grandement surpris le public. Afin d’en savoir davantage, nous nous sommes rendus sur le plateau de tournage de “Un été sans point ni coup sûr”, où nous avons rencontré le grand manitou.

Isabelle Desmarais

En effet, avec “Un été sans point ni coup sûr”, nous nous retrouvons loin du drame qui se dessinait dans “Mémoires affectives”. Bien que construit selon des thèmes précis, avec en toile de fond une histoire solide et cohérente, le prochain long métrage de Francis Leclerc prendra un ton léger et laissera loin derrière lui les couleurs sombres de la tragédie. “Après tout, on ne peut pas toujours faire des films dramatiques. Il faut rire aussi dans la vie! De toute façon, je n’aime pas les cinéastes qui ne se renouvellent pas. C’est ce qui fait que j’admire des cinéastes comme Stanley Kubrick, qui n’ont pas peur de toucher à tout. En cinéma, il faut avoir le goût du risque. Il faut se “brasser”, et surtout ne pas se répéter”, souligne le réalisateur.

1969 : des rêves et du base-ball

Avec en vedette Patrice Robitaille, Roy Dupuis, Guy Thauvette, Jacinthe Laguë et le jeune Pierre-Luc Funk, “Un été sans point ni coup sûr” se déroule en 1969, en banlieue de Montréal, et raconte l’histoire de Martin (Funk), un garçon de 12 ans qui rêve de jouer pour les Expos, les nouveaux héros de l’équipe de baseball locale. Mais il doit d’abord s’intégrer à l’équipe des Aristocrates, l’équipe pee-wee du coin, dirigée par M. Turcotte (Dupuis). Ses rêves semblent balayés le jour où il apprend qu’il n’est pas repêché par l’équipe, mais ses espoirs renaissent lorsque son père (Robitaille) s’improvise entraîneur d’une équipe B, composée de tous les laissés-pour-compte.

Après l’euphorie initiale, le garçon réalise que son équipe a un seul talent : celui de toujours trouver des façons de perdre. Il réalise du même coup que son père ne connaît finalement pas grand-chose ni au baseball, ni aux garçons de son âge, ni à son propre fils, et que sa mère (Laguë) est à l’aube d’une nouvelle vie. “Je ne suis pas un fan de base-ball du tout, mais j’ai lu le roman de Marc Robitaille et j’ai tout de suite eu le goût de l’adapter, raconte M. Leclerc. J’avais le goût de réaliser quelque chose qui ne provient pas de moi, mais de l’extérieur.”

Adapter au cinéma

Toutefois, quelques changements ont été apportés à l’histoire du roman. “Ce n’est pas une adaptation “fidèle”, puisqu’on a développé beaucoup de choses qu’on ne retrouve pas nécessairement dans le roman. Certains personnages sont plus développés que dans le livre, par exemple. Il y a toujours des différences quand on adapte un film tiré d’un roman. Dans un film, il y a le côté visuel et côté sonore qu’on ne retrouve pas dans un livre, et il faut travailler selon les propriétés du cinéma.”

Comédien fétiche

Bien qu’il ne tienne pas le rôle principal, Roy Dupuis travaillera sur ce nouveau projet, lui qui avait livré une solide performance dans le dernier film de Francis Leclerc : “Roy est devenu un grand ami depuis “Mémoires affectives”. Je me suis dit : “Je le connais, je sais qu’il est bon, alors pourquoi ne pas retravailler avec lui? Pourquoi me compliquer la tâche et chercher quelqu’un d’autre pour ce rôle?” Alors je lui ai fait lire le scénario et il a accepté de faire le film.”

“Un été sans point ni coup sûr” sortira en salles au cours de l’été 2008. L’histoire, remplie de rebondissements, ainsi que le ton léger et divertissant du récit, tomberont pile avec la saison estivale et plairont aux cinéphiles, à coup sûr…

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