SUR LES PLANCHES : Interprète et fière de l’être

Pénélope Clermont
SUR LES PLANCHES : Interprète et fière de l’être
Geneviève Leclerc indique tout donner sur scène, authenticité et intensité, ce qui crée des moments d’émotion pure. (Photo : Mari Photographe)

Une interprète. Voilà comment Geneviève Leclerc se définit. Et n’allez pas lui demander à quel moment elle prévoit écrire ses propres chansons. «C’est comme s’il fallait que ce soit la prochaine étape. Ce que j’écris n’est pas à la hauteur de ce qui existe déjà, pourquoi je le ferais? questionne-t-elle. On ne demande pas à Anne Dorval quand est-ce qu’elle écrira son propre téléroman!»

La chanteuse qui en a ému plus d’un lors de son passage à «La Voix 4», notamment avec sa reprise de «Je suis malade», excelle donc en relecture de ces chansons qui ont marqué l’imaginaire. «Certains s’excusent de faire des relectures, reconnaît-elle. Moi, au contraire, j’en fais une fierté et je pense qu’il y a de la place pour ça.»

Avec son premier album solo paru en mars 2017, «Portfolio», elle s’est gâtée en offrant au public une carte de visite de ce talent qu’elle a développé durant ses années passées sur des scènes de comédies musicales et de bateaux de croisière. Ce sont les pièces de cet album qui contient trois chansons originales, en plus de plusieurs autres grands titres, qu’elle proposera au public le 9 mars au Complexe JC Perreault, dans une formule piano-voix.

En plus des chansons comme «Calling You» et «Je suis malade», les gens peuvent s’attendre aux mots de Piaf au cours de cette soirée. «C’est inévitable, fait-elle savoir, mais c’est nouveau. Quand j’étais plus jeune, elle m’emmerdait un peu.» Depuis, l’interprète a vieilli et compris certaines choses. «”Padam”, c’est l’écho du cœur. L’amour qui te court après et qui ne te lâche pas», illustre celle qui s’attaque aussi à des titres anglophones, dont «Wicked Game» et «What’s up».

«Ces relectures viennent de mon pianiste [qui amène les chansons ailleurs]. Pour moi, une bonne relecture, c’est quand tu fais découvrir les chansons aux gens. Je ne veux pas faire des “covers” pour faire des “covers”», argue-t-elle.

Autrement, les textes sont ce qui guide la principale intéressée dans ses choix de chansons. «Quand tu la chantes a capella et qu’elle ne tient pas la route, ça veut dire qu’elle a besoin du “beat”. Je ne les dénigre pas, je vais écouter ces chansons dans mon auto, mais [je recherche plus des] textes qui racontent quelque chose et dans lesquels la mélodie se tient même sans musique», conclut l’artiste, qui promet tout cela le 9 mars.

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