Terrebonne pourrait vendre des droits aériens

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Par Jean-Marc Gilbert
Terrebonne pourrait vendre des droits aériens
La Ville de Terrebonne envisage de vendre des droits aériens au-dessus de certaines infrastructures publiques dans le secteur de la Croisée urbaine. (Photo : archives)

Toujours à la recherche de nouvelles sources de revenus, la Ville de Terrebonne songe maintenant à vendre ses droits aériens au-dessus d’infrastructures publiques dans le projet de la Croisée urbaine, dans le secteur Lachenaie.

Le maire Marc-André Plante a brièvement évoqué cette idée lors de son dîner annuel devant la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM), plus tôt cet hiver.

En achetant de tels droits à la Ville de Terrebonne, qui pourrait fixer un prix au pied carré, par exemple, un promoteur utiliserait l’espace au-dessus d’infrastructures municipales déjà en place pour bâtir autre chose.

«Ce pourrait être un hôtel, des bureaux, des unités résidentielles ou des résidences pour les aînés», donne en exemple le maire, en entrevue. Il se garde bien, pour l’instant, de dévoiler le type de projet que la Ville prioriserait dans ce secteur, mais affirme qu’il s’agit d’une possibilité qui intéresse de nombreux investisseurs.

Il est toutefois trop tôt pour parler de la hauteur maximale qui serait fixée pour ces bâtiments et des revenus potentiels que la Ville pourrait engranger. La Direction du génie et des projets spéciaux ainsi que celle de l’urbanisme travaillent de concert pour déterminer, entre autres, les critères à respecter.

Un appel de projets pourrait être lancé dès la fin de l’été ou le début de l’automne. «Il y a une foule de possibilités que l’on peut considérer. On pense recevoir plusieurs propositions, mais on ne s’engage pas nécessairement à les accepter.»

«Accélérer les investissements»

Le maire voit dans cette éventuelle vente de droits aériens une possibilité de réduire les coûts d’implantation des infrastructures publiques, et même d’accélérer la construction de certaines d’entre elles, comme la future bibliothèque et la piscine municipale.

Et le secteur de la Croisé urbaine, que la Ville veut densément peuplé, est l’endroit idéal pour lancer un tel projet. «C’est possible de le faire, puisqu’il s’agit d’un [quartier de type] TOD (Transit-oriented development) à proximité de services de transports en commun», souligne M. Plante.

Quelques exemples

Plus populaire dans les métropoles américaines, notamment à New York, le phénomène de cession des droits aériens est plus rare ici.

Il existe toutefois certains cas. Citons en exemple le promoteur immobilier Cadillac Fairview, qui détient les droits aériens au-dessus du Centre Bell, à Montréal, ce qui lui a permis de bâtir la Tour des Canadiens.

Plus récemment, toujours à Montréal, la firme Devimco s’est portée acquéreur des droits au-dessus du club sportif MAA pour y construire une tour à condos de 33 étages.

Le maire Plante dit être au courant d’autres projets qui ont été réalisés dans la métropole, de même qu’à Laval et à Blainville.

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J.P. L'Ecuyer Auteurs de commentaires récents
J.P. L'Ecuyer
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J.P. L'Ecuyer

Plus intelligent encore serait de louer les droits . à long terme avec des augmentations de loyer.ce serait
surement plus rentable.