Thomas Bordeleau se plaît aux États-Unis

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Par Pierre-Luc Chenel
Thomas Bordeleau se plaît aux États-Unis
Avec un horaire qui favorise les entraînements et le temps passé au gymnase, Thomas Bordeleau ne regrette pas son choix d’avoir traversé la frontière. (Photo : Rena Laverty)

Thomas Bordeleau a pris une grosse décision le printemps dernier en décidant de poursuivre sa carrière de hockeyeur aux États-Unis, après avoir été retenu dans le Programme national de développement.

Depuis le début de l’automne, Thomas Bordeleau évolue avec l’équipe des moins de 17 ans (U17), composée de joueurs nés en 2002. Jouant contre des équipes avec des membres âgés majoritairement de 18 à 20 ans, il a vite compris que la marche était haute. «Il fallait que je m’attende à du hockey junior. Les deux ou trois premiers matchs, je voyais que ça allait vite, que les gars étaient gros, puissants et plus rapides, a dit l’ancien des Phénix du Collège Esther-Blondin. Le truc est d’avoir confiance en ton jeu et de ne pas trop changer face à l’adversité que tu as.»

À la dure

En évoluant contre des formations plus vieilles, l’équipe U17 apprend à la dure avec plusieurs défaites, même si l’organisation compte dans ses rangs les meilleurs joueurs nés en 2002 aux États-Unis. Le numéro 47 mène l’équipe avec 16 points en 21 parties. «La première saison dans le programme de développement, c’est toujours difficile. C’est vraiment un gros défi, car on a tous 16 ans, a signifié Thomas Bordeleau, dont l’équipe est basée au Michigan. On joue contre des gars qui n’ont pas fait notre équipe et qui ont décidé de signer dans la USHL. Il y a beaucoup de joueurs de 20 ans par équipe.»

Né à Houston, au Texas, alors que son père, Sébastien, évoluait avec les Aeros, Thomas Bordelau a joué son hockey mineur en Suisse et au Québec, avec les Pionniers et les Conquérants. Dans l’équipe U17, Dylan Peterson et Jake Sanderson ont aussi joué une partie de leur hockey mineur au Canada. Malgré qu’il n’ait jamais patiné avec une équipe aux États-Unis, le petit-fils de Paulin Bordeleau, entraîneur-chef des Phénix, a été accueilli à bras ouverts. «Ça a vraiment bien été et ce sont tous des gars incroyables. Je pourrais comprendre qu’ils se demandent, en voyant un Canadien avec un accent en anglais, ce qu’il fait là, a mentionné celui qui a habité à Mascouche et Terrebonne. Mais la chimie est toujours bonne.»

Sur la glace tout l’après-midi

Avec un horaire qui favorise les entraînements et le temps passé au gymnase, Thomas Bordeleau ne regrette pas son choix d’avoir traversé la frontière. De plus, il a la chance de côtoyer Jack Hughes, de l’équipe U18, qui est pressenti comme le meilleur espoir du prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey. «Je pense que ça va rapporter. Encore là, je ne sais pas comment j’aurais performé ou je me serais développé dans la Ligue canadienne de hockey», a avoué celui qui a été un choix de l’Armada de Blainville-Boisbriand en juin dernier et qui participera au Tournoi des Quatre Nations en décembre.

En dehors de la glace, l’équipe est divisée en trois groupes et les joueurs vont dans trois écoles secondaires différentes. Une journée typique débute en classe jusqu’à midi et se poursuit sur la glace en après-midi. Thomas Bordeleau a reçu son diplôme en 2018 au Québec, puisqu’il avait une année d’avance grâce à ses années à l’école en Suisse.

Thomas Bordeleau a reçu plusieurs offres des universités américaines. Présentement, il n’a pas signé sa lettre d’intention avec aucune d’entre elles, mais son plan est de suivre la voie de la NCAA.

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