Tout Mario

Oubliez l’humour gras, les farces faciles : Mario Jean dans toute la simplicité de son troisième « one man show », intitulé « Simplement Mario », s’est plutôt livré à un humour intelligent au Théâtre du Vieux-Terrebonne (TVT) le 24 mars.

Karine Cousineau

Ceux qui clament que les humoristes ne sont pas assez engagés n’avaient qu’à bien se tenir ce soir-là au TVT. Plutôt que de tomber dans la facilité et la vulgarité, Mario Jean a décidé d’amener son public à se poser les vraies questions.

Abordant entre autres les thèmes de la famille, de l’amour, du bonheur, de la société et de l’économie, ce monument de l’humour québécois porte un regard mi-critique, mi- amusé sur la vie.

En grande forme

Par sa grande forme physique, Mario Jean en a impressionné plus d’un (il fait un numéro entier sur un tapis roulant). Il imite par ailleurs Aznavour, danse dans son numéro du bonheur et s’adonne à la comédie à merveille en jouant l’orateur saoul d’une soirée de retrouvailles du secondaire. Chaque blague trouve « son rieur », et l’humoriste a visiblement le sens du « punch »!

Stationnement

Comme dans tout bon spectacle d’humour, Mario s’est ri des retardataires. Pour les mettre mal à l’aise, il leur a demandé la raison de leur retard. « Il n’y a pas de stationnement », ont répondu les fautifs. Faisant de cette réponse le « running gag » de la soirée, l’humoriste a semblé vouloir faire comprendre qu’il y a un choix à faire entre la culture et le stationnement!

Sur une note finale moralisatrice, Mario a desservi la seule vérité du spectacle en disant que le bonheur ne s’achète pas, qu’il faut se le construire.

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