Travailler à toujours mieux amuser

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Par Jean-Marc Gilbert
Travailler à toujours mieux amuser
François Lachance, son frère David et leurs employés s'amusent à toujours tenter de trouver une façon de divertir les joueurs d'arcade. (Photo : Olivier Lamarre)

ADRÉNALINE AMUSEMENTS

Presque tout le monde connaît le jeu Candy Crush, qui consiste à créer des combinaisons d’au moins trois bonbons pour amasser le plus grand nombre de points possible. Adrénaline Amusements, une entreprise de Terrebonne, a transformé ce jeu mobile et plusieurs autres du genre en jeu d’arcade depuis 2009 et les vend partout dans le monde… sauf au Québec, et ce, bien malgré le chef de la direction François Lachance.

Ayant vu le jour à Repentigny avant de déménager son siège social sur la rue Lévis dans le parc industriel Lachenaie en 2012, Adrénaline Amusements n’a pas mis beaucoup de temps avant de se bâtir une solide réputation dans son domaine, que ce soit avec des machines de jeux vidéo plus traditionnelles ou celles de jeu de rachat (redemption game) qui permettent au joueur de gagner des billets qu’il peut échanger contre différentes récompenses.

« C’est vraiment Fruit Ninja FX que nous avons créé en collaboration avec Halfbrick Studios qui nous a réellement mis sur la carte », affirme M. Lachance. Depuis, l’entreprise a adapté de nombreux jeux mobiles en version arcade. Même chose pour les jeux vidéo. Récemment, une version arcade de la populaire série Tomb Raider a été lancée.

Grâce à 20 employés de Terrebonne qui travaillent sur le matériel informatique et à 80 à Québec qui développent les logiciels, Adrénaline Amusements distribue entre deux et quatre produits différents sur le marché chaque année.

Un vaste marché

Et ce marché, c’est le monde entier. « Environ 60 % de nos ventes sont faites aux États-Unis. L’économie va très bien en ce moment, donc les gens ont plus d’argent à dépenser dans le divertissement, note M. Lachance. Mais on vend aussi ailleurs en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. »

Adrénaline Amusements vend autant aux centres de divertissement qui ouvrent leurs portes qu’à ceux qui veulent remplacer certains appareils par des jeux plus récents. « On vend beaucoup dans de grosses chaînes comme Dave & Busters (des restaurants dotés de salles d’arcade) ou dans les centres de divertissements de l’entreprise Cineplex », indique François Lachance.

Il faut aussi trouver un moyen de plaire aux joueurs potentiels de tous âges. « Durant la journée, on va surtout retrouver les familles, alors qu’en soirée, ce sont davantage des adolescents. Ça prend donc des jeux qui s’adressent à tous pour qu’une machine soit rentable », ajoute le chef de la direction.

Lois à moderniser

On ne retrouve pratiquement pas de machines d’arcade d’Adrénaline Amusements au Québec en raison des lois en vigueur. En effet, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) interdit les machines de type jeu de rachat, car elle considère que le fait d’accumuler des billets pour les échanger contre des récompenses représente une forme de loterie. Le problème, c’est que 70 % des revenus des jeux d’arcade proviennent de machines de ce genre. Elles sont donc celles que préfèrent les exploitants de centres de divertissement. « On travaille fort pour faire changer la réglementation, qui n’est pas adéquate. Des efforts sont réalisés par la RACJ, mais il faut comprendre qu’il y a eu une évolution du marché dans les jeux d’arcade », conclut François Lachance, qui espère que les joueurs québécois pourront un jour s’amuser avec des créations bien d’ici.

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