Très embryonnaire, disent les villes

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Par Gilles Fontaine
Très embryonnaire, disent les villes
Bien que le comité exécutif de Terrebonne ait autorisé une étude d’opportunité pour la création d’une société mixte d’économie, le projet n’en est qu’à ses balbutiements. (Photo : archives)

PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE USINE DE BIOMÉTHANISATION

Le comité exécutif de la Ville de Terrebonne a autorisé la réalisation, avec la Ville de Mascouche, d’une étude d’opportunité pour la création d’une société d’économie mixte pour la gestion des matières organiques, en novembre.

«Disons que c’est un projet très embryonnaire», mentionne Yan Maisonneuve, conseiller municipal et président de la Commission du développement durable, de l’environnement et de la mobilité de Terrebonne.

Un projet d’Enviro Connexions

«Nous avons été approchés par Enviro Connexions, qui aurait un projet de production de biométhane et de construction d’une usine de biométhanisation. Par contre, nous n’avons pas les chiffres ni les détails ou ce que sera le bénéfice pour la Ville de Terrebonne. Une chose est certaine, on ne veut pas que notre décision soit une partie de poker. On veut voir tout ce que ça implique. D’un autre côté, ça peut être une nouvelle source de revenus. Pour l’instant, nous ne sommes qu’en mode écoute», a-t-il ajouté.

Or, l’étude autorisée pourrait être lancée lorsque la Ville de Terrebonne aura plus d’informations sur le projet d’Enviro Connexions. Vraisemblablement, celui-ci pourrait prendre l’allure d’un PPP (partenariat public-privé). De plus, rapporte M. Maisonneuve, d’autres villes ou MRC pourraient être impliquées.

Biométhanisation des déchets

L’actuelle usine de biométhanisation d’Enviro Connexions produit du gaz à partir des gaz captés des produits enfouis. Cette usine ne serait pas assez performante pour les matières organiques reçues à travers les collectes.

«Pour l’instant, rien ne change. Les citoyens auront toujours accès au compost. Quant au projet, les citoyens en seront avisés avant même la prise de décision. L’acceptation sociale devra y être également», a conclu le conseiller.

À noter que la Ville de Montréal devra faire face à des coûts beaucoup plus élevés que prévu pour les centres de compostage et de biométhanisation dont elle veut se doter. À première vue, c’est ce que veulent éviter les villes de Terrebonne et de Mascouche.

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