Un brin d’histoire

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Par Claude Martel
Un brin d’histoire
L’église et le cimetière Mascouche United. (Photo : Claude Martel, 2017)

L’église Unie de Mascouche

Vous avez déjà probablement remarqué, en faisant votre «arrêt» sur le chemin Sainte-Marie au coin de Newton, cette petite église de stature modeste. Elle forme le cœur historique du secteur anglophone de Mascouche appelé «Mascouche-Rapids».

 

L’église méthodiste wesleyenne de Mascouche

C’est en 1852 que la communauté méthodiste de Mascouche s’organise et fonde la congrégation locale de Mascouche-Rapids. Quatre ans plus tard, elle inaugure l’église actuelle, mais l’édifice était alors situé en biais de l’église Grace, sur le chemin Sainte-Marie. Les gens l’appelaient «la petite église blanche sur la colline» ou «the little white church on the hill», en anglais. Elle serait l’œuvre des sept frères Lancelot, Francis, Richard, William, Joseph, James et George Alexander.

Il semble bien qu’un différend ait opposé les dirigeants des églises anglicane et méthodiste et qu’à la suite de celui-ci, les méthodistes aient décidé de déménager l’église sur son site actuel. On ne connaît pas la raison ni l’année de cet événement, mais selon nos recherches, cela se serait passé vers 1865. La tradition orale veut que l’église ait été déplacée à l’aide de «sleighs» et de chevaux et que «cette journée-là, le temps était horrible, les vents violents et le temps orageux rendaient la tâche encore plus difficile et le chemin était tellement boueux avec la pluie qui tombait»!

C’est d’ailleurs George Alexander qui a fait don du terrain afin d’y relocaliser l’église au cœur de Mascouche-Rapids. Il a aussi fait don d’un tout petit terrain, en biais, de l’autre côté du chemin, afin d’y construire une écurie pour abriter les chevaux pendant les différents offices; l’écurie a été démolie en 1961, elle ne servait plus depuis deux ans.

Les premiers registres conservés dans cette paroisse remontent à 1864. On raconte qu’au tout début de cette église, les enfants de cette confession s’y rendaient jusqu’à quatre fois par jour le dimanche, soit pour le «Church Service», le «Sunday School», le «Bible Class» et «l’Evening Service». Peu de ministres vont habiter à Mascouche-Rapids, le seul que nous avons recensé est Elie Seylez vers 1880. La communauté va partager longtemps son pasteur avec les fidèles de New Glasgow. Avec l’arrivée du XXe siècle et le développement des transports, les ministres habitent à Montréal et nous arrivent par le train du samedi et repartent les dimanches en fin de journée. Dans les années 1970, le révérend Don Green partait même en automobile de Rougemont pour venir célébrer la messe à Mascouche.

L’église Unie

En 1925, on assiste à la fusion de trois églises protestantes au Canada, l’Église méthodiste, l’Église congrégationaliste et les deux tiers des membres de l’Église presbytérienne, donnant lieu à la création officielle de l’Église Unie du Canada, ou United Church, en anglais. Depuis ce temps, l’église méthodiste wesleyenne de Mascouche porte le nom de «Mascouche United Church» ou «église Unie de Mascouche» en français. Elle se trouve au cœur du hameau de Mascouche-Rapids, au 1162, chemin Sainte-Marie, au coin de la petite traverse menant au chemin Newton.

L’église a été entièrement rénovée de 1954 à 1956, puis a été légèrement agrandie vers l’arrière aux environs de 1961 afin d’offrir un espace pour l’école du dimanche («Sunday School»). Signe des temps, un orgue électrique a été installé en 1964. Pour souligner le 125e anniversaire de l’église, une cérémonie commémorative a eu lieu le 11 octobre 1981, animée par le révérend F. Gilmore de Montréal. Pour l’occasion, l’homme d’affaires Alfred Alexander a fait don d’un vitrail qui a permis d’embellir cette petite église blanche sur la colline.

Le cimetière

On ne connaît presque rien du cimetière, sinon que le terrain a été donné par Francis Alexander probablement peu de temps après le déménagement de l’église. Un recensement des pierres tombales présente 35 monuments comportant 89 noms, dont 37 ont le nom d’Alexander. Faute d’études plus approfondies sur ce groupe religieux, nos commentaires se limitent à cela!

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Source : Extrait de Claude Martel (2017), Histoire de la présence anglophone à Mascouche, SODAM.

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