Un brin d’histoire

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Par Claude Martel
Un brin d’histoire
Aimé Despatis en pleine rédaction de texte, derrière sa machine à écrire, communément appelée «la pioche». (Photo : Coll. Marie-France Despatie)

Histoire d’« Un brin d’histoire »

Je vous présente cette semaine ma 500e chronique depuis que je suis à la barre d’«Un brin d’histoire». En effet, à la suite du décès d’Aimé Despatis, en 2009, j’ai repris le flambeau d’un mentor, dès le 9 septembre 2009. Aujourd’hui, je dédie cette chronique à feu mon ami Aimé, qui depuis la fondation du journal, en 1959, a su consacrer une place à la diffusion de notre riche histoire locale; reconnaissance également à notre président-éditeur, Gilles Bordonado, qui a poursuivi la tradition.

 

Dès la fondation de La Revue

Homme d’affaires, journaliste, écrivain, Aimé Despatis se lance dans la publication de La Revue de Terrebonne le 21 mai 1959. Dès la première édition de 4 pages, il consacre une chronique historique visant à souligner le centenaire de fondation de la ville de Terrebonne, en 1960. Il se consacre d’abord à l’histoire des maires de la ville et des péripéties qui ont entouré la vie politique municipale. D’ailleurs, les sujets ne manquent pas, si bien que la chronique se poursuit jusqu’en 1963.

Les années 1960-1970

Outre la publication de photos anciennes et textes à teneur historique, Aimé s’investit beaucoup, au cours de ces années, dans la préservation du patrimoine bâti à l’époque où le «vieux» Terrebonne n’était qu’un quartier défraîchi en proie aux spéculateurs. On lui doit également une campagne de sensibilisation afin d’acquérir le site historique de l’Île-des-Moulins. C’est aussi dans ce contexte que naît la Société d’histoire (SHRT), en 1975, alors qu’Aimé en est un des principaux instigateurs. D’ailleurs, peu après sa fondation, le bulletin de la SHRT, «La Fournée», est diffusé à quelques reprises dans les pages de La Revue.

Le journal ne compte pas de rubrique historique à proprement dit, mais chaque espace laissé vacant par l’absence de texte ou de publicité était bien souvent comblé par une photo ancienne ou par un court texte historique présentant un personnage ou tout simplement une anecdote recensée dans les archives locales. On pouvait bien y lire quelques lignes sur un homme de 90 ans qui, jadis, avait marié une fille 26 ans!

À l’inverse, certaines éditions de La Revue comprennent de longs articles historiques couvrant une grande page et même deux. L’histoire des seigneurs de Terrebonne a particulièrement été couverte. D’ailleurs, son ami Henri Masson et quelques collaborateurs ont prêté leur plume aux connaissances historiques diffusées dans le journal.

Les années 1980-1990 sont plus «tranquilles» en matière d’histoire, le journal prend de l’ampleur et les places «disponibles» sont plus rares. À quelques reprises, Aimé réédite d’anciennes capsules historiques.

Naissance d’«Un brin d’histoire»

C’est dans l’édition du 5 septembre 2001, en page B-3, qu’apparaît la première «chronique» intitulée «Un brin d’histoire». Il s’agit en fait d’une photo qui n’avait que cinq ans, présentant un groupe d’élèves de l’école du Vieux-Chêne. Dans les semaines qui suivent, la «chronique» est régulière en page B-3 du journal et présente différentes photos avec une vignette explicative de cinq ou six lignes.

Le cahier «Nous»

En janvier 2004, avec Marie-France Despatis, Gilles Bordonado, futur propriétaire du journal, lui insuffle un nouveau look (format, design, structure). Apparaît le cahier culturel «Nous» (14 janvier 2004), dans lequel la chronique «Un brin d’histoire» d’Aimé Despatis s’agrandit de textes de tailles variables allant du quart aux trois quarts de page selon les sujets. Notre chroniqueur garde le rythme jusqu’à son décès accidentel survenu le 25 avril 2009.

«Mon» brin d’histoire

À compter du 9 septembre 2009, j’ai pris la relève de cette chronique. Étant conscient que je «chaussais de gros souliers», j’ai voulu à ma façon poursuivre l’œuvre d’Aimé en y mettant ma touche de géographe-historien et en souhaitant partager ma passion pour l’histoire de notre belle région. J’espère avoir réussi cette mission!

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Source : Analyse des textes historiques parus dans La Revue de 1959 à 2009.

 

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