Un brin d’histoire

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Par Claude Martel
Un brin d’histoire
Les premiers administrateurs de la SODERNMI lors de l’assemblée de fondation le 17 octobre 1979. (Photo : archives La Revue)

La naissance de la Société de développement économique

C’était il y a 40 ans! La communauté d’affaires et le monde municipal moulinois se dotaient d’un organisme voué au développement économique de la région. La SODERNMI, devenue SORDEM, puis CLDEM ont depuis contribué largement à faire de la MRC Les Moulins un territoire à forte vocation économique et industrielle. Cette semaine, on s’attarde sur la naissance de cette Société.  

ODIL

À la fin des années 1970, un constat s’impose, la Rive-Nord est en train de devenir une «banlieue-dortoir» et les villes ne font aucune promotion de leurs potentiels de développement économique. Devant ce constat négatif, les chambres de commerce de Mascouche et du District de Terrebonne vont mettre sur pied le projet Opération Développement Industriel Lamater (ODIL) et confient à Serge De Blois le mandat de former un comité et d’organiser la mise en œuvre d’une corporation industrielle. Un premier comité de travail se réunit le 1er juin 1979.

Rapidement, on se questionne sur le futur nom de l’organisme. «Lamater» est alors utilisé par le CLSC pour désigner le territoire de Lachenaie, La Plaine, Mascouche, Saint-Louis-de-Terrebonne et Terrebonne; les cinq municipalités visées par le projet (la MRC n’existe pas encore). On propose également «des Manoirs», nom de la commission scolaire, mais il n’y d’unanimité sur aucun nom. La Revue, par le biais de la plume de sa journaliste Marie-France Despatie, propose le nom «des Moulins», faisant référence à notre histoire, mais aussi à la connotation économique du symbole. Mais il faut croire que le milieu n’était pas encore prêt à s’identifier par un symbole historique.

Les travaux du comité d’implantation vont bon train et parviennent à convaincre les élus municipaux d’investir massivement dans la mise en œuvre d’un tel organisme. Un budget de l’an «un» est préparé, totalisant 122 000 $ et impliquant une nouvelle taxe de 1,24 $ par habitant. Une subvention de 45 000 $ du ministère de l’Industrie et du Commerce est également acquise.

Le CICDEL

En septembre 1979, le monde municipal se joint au Comité d’implantation de la Corporation de développement économique de Lamater (CICDEL). La mission de l’organisme se précise : on visera bien plus que l’implantation de grandes industries – bien qu’elle demeure importante –, on visera également les secteurs commercial, domiciliaire et touristique. La création d’emplois est au programme, parce que «de la vitalité économique et commerciale dépend le mieux-être des citoyens du territoire».

À leur réunion du 21 septembre 1979, les membres du CICDEL s’entendent sur le nom de la future corporation : sur proposition de Pierre Corbeil, appuyé par Normand Lapointe, elle s’appellera la «Société de développement économique de la Rive-Nord des Mille-Îles», d’où son acronyme SODERNMI. On mandate également Serge De Blois afin de recruter un président ainsi que des membres.

Naissance de la SODERNMI

Le 17 octobre 1979, près de 105 personnes représentant tous les secteurs d’activités économiques sont réunies à la salle du conseil à Mascouche afin d’assister à la soirée officielle de fondation de la SODERNMI. Quatre-vingt-trois membres en règle de la nouvelle société s’attardent à voter les orientations et à élire le premier conseil d’administration.

De retour en assemblée, les 18 membres du conseil d’administration procèdent, le 30 octobre, à l’élection des membres du comité exécutif. Sans surprise, on désigne le président du comité d’implantation, Robert Gibelleau, à la présidence de l’organisme. Important entrepreneur en construction, ce dernier bénéficie de la reconnaissance de tous les acteurs. À la vice-présidence, le conseiller municipal de Mascouche Raynald Leclerc et le président de la commission scolaire, Me Claude Paquette (ancien maire de Terrebonne). Le secrétaire est Jean-Yves Chartrand et le trésorier, Richard Durocher. Le mandat du comité est chargé, car il faut trouver un local pour abriter les bureaux de l’organisme qui entrera officiellement en service le 1er janvier 1980. On doit également procéder à l’embauche du personnel. La Société va rapidement porter ses fruits malgré une conjoncture économique assez difficile en ce début des années 1980.

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Source : archives La Revue.

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