Un départ fulgurant

L’été passé, à la suite du lancement de son tout premier album, «Réverbère», La Revue avait rencontré Charles Dubé. À l’époque, le Mascouchois avait déjà tout pour réussir : de la maturité, une belle personnalité, des yeux à faire rêver, mais surtout énormément de talent. Les derniers mois lui ont permis de vivre à fond sa plus grande passion.

Marie-Joëlle Hamelin

Invité à faire le point sur le déroulement de sa carrière lors d’une entrevue téléphonique, Charles Dubé se dit très heureux de la tournure des événements. «Au départ, j’étais plein d’espoirs, mais sans attentes, alors je savoure pleinement ce qui m’arrive», lance-t-il, le bonheur dans la voix. «Je pense que ce sont mes nombreuses participations à des concours qui m’ont permis de développer cette attitude», ajoute-t-il.

Rayon de soleil

Effectivement, le chanteur de Mascouche en a fait, des concours, avant de rencontrer Rick Haworth, qui deviendra ensuite le réalisateur de «Réverbère». Le pédopsychologue a tout abandonné au profit de son art. «Pour moi, ce que je fais maintenant est une simple continuité de ce que je faisais en psychologie.

Profondément, je suis un humaniste, j’aime les gens et j’aime être à l’écoute. Je suis content de ce que je fais maintenant, puisque ça rejoint mes valeurs tout comme le faisait mon métier de psychologue», confie Charles Dubé. Ses valeurs, justement, il essaie de les transmettre dans ses chansons. Véritable rayon de soleil, Charles Dubé est un gars positif qui aime visiblement la vie, surtout en ce moment.

Implication sociale

Depuis cet été, les projets ont été nombreux à s’inscrire à l’agenda de Charles Dubé. Il a enregistré la version française de «Give peace a chance» en compagnie d’une soixantaine d’artistes à l’hôtel Reine-Élizabeth dans le but d’amasser des fonds pour la section québécoise d’Amnistie internationale. Il a aussi apporté sa contribution à l’album «Pamplemousse», qui devrait sortir dans les semaines qui suivent. Ce disque réunit, une fois de plus, une dizaine d’interprètes québécois afin d’aider à contrer le très haut de taux de suicide. «Ces implications font partie de moi au même titre que tout le reste. Si, de cette façon, je peux aider à rejoindre des gens qui vivent des difficultés, je tiens à le faire. Si, avec cet album, on peut aider au moins une personne qui ne passe pas à l’acte parce qu’elle aura trouvé un peu de soleil, c’est tant mieux», relate Charles.

Période d’adaptation

C’est lui également qui a assuré la première partie des spectacles de Daniel Boucher, de Stefie Shock et de Laurence Jalbert. «J’ai beaucoup aimé faire ces premières parties. Ça m’a permis de m’approcher de grosses productions pour en apprendre encore plus sur le métier. Ça m’a permis aussi d’intégrer le fait que je sois maintenant un artiste», indique Charles Dubé. Heureusement pour lui, il a assimilé cet univers à un âge où il se connaît beaucoup plus. «Je n’ai pas embarqué dans le métier à 20 ans, donc j’avais une petite idée de ce à quoi m’attendre. Pour les bouts plus plates, j’ai plusieurs amis qui ne sont pas dans le milieu et qui m’aident à me protéger», souligne l’artiste de 35 ans.

Spectacle

Charles Dubé sera en spectacle le 9 avril au «p’tit» Théâtre du Vieux-Terrebonne (TVT) en compagnie de sa «gang» habituelle. «Nous avons commencé les spectacles depuis deux semaines et nous avons beaucoup de plaisir ensemble. Nous essayons de créer l’ambiance qui se retrouve sur l’album. Ça me donne aussi l’occasion de rencontrer directement le public, et j’adore ça», raconte Charles. Les spectateurs auront la chance d’entendre toutes les pièces de l’album «Réverbère», deux interprétations ainsi que deux, trois ou quatre nouvelles chansons que Charles a bien hâte de leur faire découvrir. Un «show» intime idéal pour tomber sous le charme du chanteur. Pour les intéressés : (450) 492-4777.

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