Un été sec, sec, sec

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Par Mélanie Savage
Un été sec, sec, sec
Les contrevenants qui ne respectent pas les interdictions et les politiques d’arrosage s’exposent à des amendes.

S’il est un sujet qui se trouve sur les lèvres de tous les Moulinois ces semaines-ci, outre le port du masque, c’est bien l’interdiction d’arrosage. Les pelouses jaunies le rappellent quotidiennement : l’été est chaud et particulièrement sec. La dernière interdiction d’arrosage s’est d’ailleurs étendue du 16 juin au 12 juillet à Terrebonne.

Bien qu’elle fâche plus d’un citoyen, l’interdiction d’arrosage se révèle nécessaire pour prévenir certains problèmes qui pourraient découler d’un niveau d’eau trop bas : « débit trop faible dans les quartiers éloignés, manque de réserves d’eau pour les incendies, contamination de l’eau lors de faible pression », cite en exemples Isabelle Gagné, conseillère en communication à la Ville de Mascouche.

À Terrebonne aussi, on explique qu’une pression trop basse dans les canalisations obligerait « la Ville à émettre un avis d’ébullition préventif pour l’ensemble de la population », sans compter qu’il « pourrait également y avoir des enjeux de distribution d’eau pour la sécurité incendie ».

Constats d’infraction

Les citoyens qui enfreignent le règlement pourraient le payer cher. Des amendes pouvant aller jusqu’à 300 $ pour une première infraction et jusqu’à 1 000 $ pour une récidive sont prévues pour les fautifs à Terrebonne, alors que les Mascouchois s’exposent à une amende minimale de 100 $, précise la politique d’arrosage.

En date du 5 juillet, les deux patrouilleurs embauchés par la Ville de Terrebonne spécifiquement pour faire respecter la politique d’arrosage avaient remis 212 constats d’infraction pour la présente saison, alors que les policiers en avaient rédigé une quarantaine. À Mascouche, au 8 juillet, on comptabilisait 144 constats d’infraction. À ceux-ci s’ajoutent des centaines d’avertissements.

Pour qu’un constat soit remis, le patrouilleur doit être témoin de l’infraction. Si un citoyen porte plainte contre un contrevenant, ce dernier devra être donc pris sur le fait pour que la mesure punitive s’applique. La dénonciation n’est toutefois pas vaine, puisqu’elle servira au minimum à faire de la sensibilisation.

« Le système de dénonciation mis en place est une façon d’orienter les actions des patrouilleurs. Par exemple, les adresses où il y a eu une dénonciation sont visitées lorsque la patrouille se trouve dans le secteur de cette rue. Des appels peuvent aussi être faits par notre équipe à certains propriétaires afin de faire cesser immédiatement l’infraction dénoncée. La patrouille vérifie par la suite le respect de la consigne », rapporte-t-on à la Ville de Terrebonne.

Deux villes, deux interdictions

Certains auront remarqué, voire critiqué, le fait que Terrebonne ait maintenu beaucoup plus longtemps que Mascouche sa dernière interdiction d’arrosage. Cette décision est attribuable au fait que les deux villes ne soient pas entièrement desservies de la même façon en eau potable. « Terrebonne et Mascouche sont alimentées en eau potable par la même usine, mais Terrebonne est également alimentée en partie par Repentigny. Puisque cette ville a conservé son interdiction d’arrosage, nous avons fait de même par cohérence », confirme-t-on du côté de la Ville de Terrebonne.

Pour savoir quand arroser et quoi arroser, visitez en tout temps le site Web de votre ville de résidence.

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Luc Savoy Auteurs de commentaires récents
Luc Savoy
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Luc Savoy

Comme quoi, chiâler pour chiâler quand on ne connait pas les tenants et aboutissants d’une certaine situation…… interdiction prolongée par Terrebonne et non par Mascouche. Au moins c’est clair et cela fait beaucoup de sens. Merci de nous aviser.
Bonne « job »La Revue et Mélanie bien sûr 🙂