Un plan et 600 000 $ pour le bien-être des hommes

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Par Jean-Marc Gilbert
Un plan et 600 000 $ pour le bien-être des hommes
Le plan propose aussi le développement d’un plus grand nombre d’activités régionales de partage, de transfert de connaissances et de réseautage lors desquels les hommes pourraient se réunir pour discuter.

Parce que les hommes ont aussi besoin de ressources d’aide, mais qu’ils sont moins facilement portés à consulter, selon des études, la Table lanaudoise en santé et bien-être des hommes a récemment lancé son premier plan d’action échelonné sur cinq ans et accompagné d’une aide gouvernementale de 600 000 $ provenant du ministère de la Santé.

Ce plan local qui découle du plan provincial adopté il y a un an, tout en tenant compte des particularités régionales, se décline en 12 objectifs sur lesquels les organisations impliquées travailleront d’ici 2023.

«Améliorer la condition de tous les hommes de Lanaudière, et en particulier celle des hommes en difficulté, ne contribue pas uniquement au mieux-être des hommes eux-mêmes, mais aussi à celui de leurs proches et de toute la communauté», souligne Marc-André Girard, porte-parole de la Table.

Petites et grandes actions

Les initiatives mises de l’avant pour favoriser le bien-être de la gent masculine peuvent se traduire par des gestes de différentes envergures.

Par exemple, le simple fait d’aménager des toilettes ou des vestiaires mixtes dans certains lieux peut contribuer à créer un environnement favorable au développement d’une relation père-enfant, suggère Louise Desjardins, agente de planification, de programmation et de recherche au CISSS de Lanaudière.

On voudra aussi faciliter la tâche aux hommes moins enclins à chercher de l’aide par eux-mêmes. Par exemple, des agents de liaison pourraient accompagner les hommes pour faire le lien avec différentes ressources.

La majorité de l’argent versé servira à financer des projets soumis par des organismes offrant des services directs aux hommes.

Le CISSS de Lanaudière aura accès à une partie de l’enveloppe pour réaliser certaines autres actions du plan, comme la création d’un éventuel sondage sur les besoins et intérêts des hommes.

Des groupes de réflexion pourraient aussi être formés, puisque les besoins d’un jeune étudiant de cégep ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux d’un agriculteur, d’un aîné ou d’un immigrant, illustre Mme Desjardins.

«Il faudra voir comment on peut déployer ce plan dans le futur et ça prendra un certain temps à se mettre en place dans le réseau», conclut Claude Bégin, coordonnateur professionnel en prévention au CISSS de Lanaudière.

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