Un projet d’université de plus en plus concret

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Par Jean-Marc Gilbert
Un projet d’université de plus en plus concret
Un projet pour implanter à Terrebonne un campus universitaire, qui serait sous l'égide de l'UQTR, est étudié par le gouvernement. (Photo : UQTR)

Même si Lanaudière est la 5e région la plus populeuse de la province, elle est la seule, avec la Gaspésie, à ne pas disposer d’un vrai campus universitaire. Toutefois, selon nos sources, un véritable projet serait sur la table pour une future implantation à Terrebonne et une annonce pourrait être faite plus tard en 2020.

Ce n’est pas d’hier que ce projet se discute, mais les rumeurs se font de plus en plus persistantes depuis quelques mois. Selon des sources qui préfèrent ne pas être citées, un projet serait à l’étude depuis des mois au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Il s’agirait d’implanter un campus, un peu à l’image de celui que l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) exploite à Drummondville depuis 2016. Il pourrait même y avoir un partenariat avec d’autres universités qui pourraient dispenser certaines formations dans les mêmes installations, question de compléter l’offre.

Rien de tout cela n’est toutefois confirmé. Nous n’en sommes qu’à l’étape d’un projet. Une étude d’implantation devrait d’abord être réalisée, nous dit-on.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a aussi confirmé à La Revue l’existence du projet. « Des échanges informels se sont tenus sur le sujet. Cet éventuel projet devra faire l’objet d’un processus d’analyse approfondie par le ministère », affirme Esther Chouinard, du ministère, dans un courriel.

« Ce n’est un secret pour personne dans la région de Lanaudière que la Ville de Terrebonne a signifié son intérêt pour un campus universitaire. Un tel projet implique une analyse en profondeur pour s’assurer de sa pertinence et de sa viabilité à long terme », affirme le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, dans une déclaration qu’il nous a fait parvenir par courriel.

« L’UQTR est l’université la plus active dans Lanaudière depuis plusieurs décennies. Nous y dispensons déjà la formation continue sur tout le territoire lanaudois ainsi que des programmes de premier cycle à Joliette et à Terrebonne. Nous ajouterons d’ailleurs de la formation de premier cycle à L’Assomption dès septembre. Il est donc tout à fait normal que nous ayons signifié nous aussi notre intérêt au gouvernement », renchérit le recteur.

Notons que l’Université du Québec à Montréal (UQAM) offre également certaines formations à Terrebonne.

Site intéressant

Toujours selon nos sources, le secteur de Terrebonne s’avère particulièrement intéressant pour plusieurs raisons, notamment la forte croissance de la population, qui devrait d’ailleurs se poursuivre au cours des prochaines années, et le taux de diplomation universitaire de seulement 15 % dans Lanaudière.

D’ailleurs, à ce sujet, une récente étude commandée par le Centre universitaire régional de Lanaudière (CRUL) révélait que « 80 % des étudiants entreprendraient des études universitaires dans Lanaudière si c’était possible et 73 % d’entre eux affirment qu’une plus grande offre de formations universitaires dans la région serait un incitatif majeur ».

Un autre aspect rendant la candidature de Terrebonne particulièrement intéressante est que le projet se trouverait près de l’axe des autoroutes 40 et 640 et tout près de la gare du secteur Lachenaie, en plein cœur d’un TOD (transit-oriented development), soit un quartier aménagé autour d’une infrastructure de transport en commun ayant comme but de favoriser la mobilité durable et de réduire l’utilisation de la voiture. Le gouvernement est déjà propriétaire de terrains dans ce secteur.

Un enthousiasme prudent

La concrétisation d’un tel projet viendrait répondre à des besoins exprimés depuis déjà quelques années par des élus locaux. La région a besoin d’une offre universitaire plus large, selon le maire de Terrebonne, Marc-André Plante. « Je serais très heureux d’une telle nouvelle et nous allons mettre toutes les énergies nécessaires pour que ce projet atterrisse chez nous. Mais la décision appartient au gouvernement », affirme-t-il.

La Revue a tenté de joindre Pierre Fitzgibbon, député de Terrebonne, ministre de l’Économie et aussi ministre responsable de la région de Lanaudière, qui serait le porteur de dossier au gouvernement, mais il n’a pas été possible de lui parler.

Son collègue Mathieu Lemay, député de Masson, circonscription dans laquelle le projet pourrait voir le jour, se montre enthousiaste, mais prudent. « Je suis le premier à vouloir que ce projet se concrétise, mais nous ne sommes pas prêts à annoncer quoi que ce soit pour l’instant. »

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Marie PierreMarc Jean Auteurs de commentaires récents
Marc Jean
Invité
Marc Jean

la zone juste à côté de la gare est le site qu’ils veulent. Plus de bonnes nouvelles pour les voisins – bruit fort et congestion dans la région. Bravo!! Est-ce que la ville paie pour l’installation de briques maintenant pour ces voisins avec les maison de vinyle? Ou peut-être réduire les taxes ?

Marie Pierre
Invité
Marie Pierre

Il serait bien de peut-être consulter l’avis des citoyens qui y demeurent avant d’avancer les projets??? Aucune consultation, aucune considération. Ceci est un exemple parfait de la capitalisme et bureaucratie des gouvernements. Un tel M. X qui avait un beau projet en tête mais qui ne demeure pas dans le territoire donc il s’enfiche des répercussions sur les citoyens. Ce qui était un quartier paisible et tranquille devient une région cosmopolitaine urbaine qui ne peut pas accueillir déjà tout le traffic qui a explosé dans la région depuis les 5 derniers années. Nos tous petits ne peuvent même pas jouer… Lire la suite »