Un soutien au service d’une vision

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Par Gilles Fontaine
Un soutien au service d’une vision
Pour Karine Rivet, directrice de l’École Vision Terrebonne, l’obtention d’un financement du FLI a permis d’accompagner la croissance de l’établissement. (Photo : Olivier Lamarre)

En 2013, l’École Vision Terrebonne a eu accès à des capitaux grâce au Fonds local d’investissement (FLI) et au Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM). Si de l’aveu de Karine Rivet, directrice de l’établissement scolaire, il ne s’agissait pas de millions de dollars, ce financement, le seul obtenu, a néanmoins permis de consolider la croissance de l’école.

« En fait, nous étions en train d’agrandir l’école, alors cela nous a donné la chance de supporter temporairement des locaux vides pendant cette croissance. Nous avons rempli graduellement nos classes et nous sommes maintenant à deux classes, environ 40 élèves, d’afficher complet. Je vous dirais que nous sommes toujours dans ce financement », explique Mme Rivet au sujet d’un montant de 100 000 $ ainsi obtenu par le FLI, un programme qui favorisait l’accès à des capitaux sous forme de prêt pour le démarrage ou la croissance d’une entreprise.

Objectifs éducatifs

« Sans le FLI, cela aurait été un vrai casse-tête pour nous, pour nos partenaires et pour les parents. Nos partenaires auraient peut-être été contraints d’investir davantage et les parents, de payer des frais beaucoup plus élevés », ajoute la directrice.

« En plus de nous aider dans notre croissance, nous pouvons dire que ce financement nous permettait également d’atteindre nos propres objectifs éducatifs et de remplir notre mission. Des frais plus élevés auraient normalement entraîné une baisse du nombre d’inscriptions. Nous n’aurions pas pu avancer et évoluer comme nous le souhaitions. »

L’école prématernelle et primaire Vision Terrebonne accueille des enfants dès l’âge de 18 mois. Elle ne reçoit aucune subvention publique. D’ailleurs, le financement octroyé par le FLI exclut toute forme de subvention. Il s’agit plutôt de prêts ou de garanties de prêt, notamment.

École trilingue

Trois langues sont enseignées à l’École Vision : français et anglais comme langues maternelles, et espagnol comme langue seconde. En bas âge, il est beaucoup  plus facile d’apprendre une deuxième, voire une troisième langue, si l’on en croit la vision éducative de l’établissement.

Cette vision l’empêche pourtant d’avoir accès à des subventions publiques, comme beaucoup d’autres écoles privées du Québec.

« L’École Vision Terrebonne est gérée par un organisme à but non lucratif. Ce sont nos parents qui soutiennent tout. Nous avons les obligations et la responsabilité d’offrir un enseignement de grande qualité, mais sans les subventions. Pourtant, nous réussissons à ce que nos élèves puissent parler trois langues à la fin du primaire. »

Priorité au programme

Bien qu’il n’y ait pas de recherche du profit, la gestion financière doit être très serrée. « Le coût annuel moyen d’un élève dans notre système éducatif est d’environ 8 000 $. C’est la même chose pour nous. Ce n’est pas parce que les frais d’inscription sont élevés que nous roulons sur l’or. La seule différence est que notre financement est totalement privé », nuance Karine Rivet pour corriger un vieux préjugé.

« On fait tout modeste, mais avec le wow, le wow pédagogique. C’est notre seule priorité. Il faut que cela apporte quelque chose à l’élève et améliore l’apprentissage ou que cela serve aux professeurs pour faciliter leur travail et donc l’enseignement. Pour toutes ces raisons, un financement comme le FLI nous a aidés à réaliser la mission pour laquelle nous existons. »

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