Un soutien fort apprécié des nouveaux entrepreneurs

Par Stéphane Fortier
Un soutien fort apprécié des nouveaux entrepreneurs
Lydia Richard apprécie beaucoup le soutien que peut lui apporter son mentor, Yves Leroux, qui va l’aider en tant qu’entrepreneure.

De la cellule de Mentorat des Moulins, un service offert via la MRC Les Moulins, naissent chaque année de belles histoires à succès, comme celle du jumelage d’Yves Leroux et de Lydia Richard.

Le mentor désigné entretient une relation interpersonnelle de soutien, d’échanges et d’apprentissage avec sa ou son mentoré. Il accompagne ce dernier afin qu’il devienne un meilleur entrepreneur.

Yves Leroux, dirigeant de Passport Hélico, en affaires depuis 1985, agit comme mentor de Lydia Richard, propriétaire de la boutique Le Coffre à jouets de Terrebonne. Il en est à son deuxième mentorat. « Il faut d’abord préciser que ce n’est pas un rôle de coach de vie que l’on joue. Je ne suis pas là pour lui dire quoi faire, comment mener son entreprise. Nos discussions sont très ouvertes, pas nécessairement structurées », explique M. Leroux.

Ce dernier rappelle que parfois, en affaires, on se sent un peu seul et que l’on n’est pas toujours en mesure de se confier à des gestionnaires d’entreprise expérimentés. Le mentor est justement appelé à jouer le rôle de confident. « Je réponds à ses questions, bien sûr, mais je suis surtout là pour lui faire penser à des choses qui, peut-être, lui avaient échappé, et pour lui faire profiter de mon expérience sur le plan humain. Il n’y a pas de suivi sur ses actions. Mais encore une fois, je le répète, je peux lui donner des pistes, sans toutefois lui dire quelles décisions prendre », rappelle Yves Leroux.

La mentorée

Lydia Richard a fondé, il y a deux ans, la boutique Le Coffre à jouets, située dans le secteur Lachenaie de Terrebonne. Cette ancienne enseignante a toujours eu la fibre entrepreneuriale et l’idée de s’investir dans un tel commerce cadrait bien avec son amour des enfants. D’un inventaire de 5 000 $, elle en est maintenant rendue à près de 200 000 $.

« Comme tout nouvel entrepreneur, j’ai effectué des recherches pour obtenir de l’aide financière et ce faisant, j’ai entendu parler du programme de mentorat, relate Lydia Richard. J’ai manifesté mon intérêt et on m’a désigné un mentor qui œuvre dans un domaine extérieur à mon type d’entreprise, dans ce cas-ci le commerce de détail, parce que le but n’est pas de me dire quoi faire à propos de ma boutique, mais de m’aider à mieux cibler mes défis, mes objectifs, de m’aider à réfléchir sur la façon dont moi, je peux m’améliorer comme entrepreneure. C’est très personnel comme approche et il est préférable que le mentor ait une vision et une façon de faire différentes et qu’il ne soit pas associé à un domaine d’entreprise similaire », de mentionner Mme Richard.

On appelle ce type de mentorat dyade (impliquant seulement deux personnes). Il s’agit de la forme de mentorat la plus populaire. « Il est important de pouvoir parler à quelqu’un, se confier, partager ce que l’on vit dans son entreprise, cela nous permet de ventiler, de décompresser. C’est rassurant d’avoir quelqu’un en affaires sur qui on peut compter. S’il arrive une situation donnée et que je panique, je sais que mon mentor est toujours disponible », se réjouit Lydia Richard.

Lydia Richard confie également que le mentorat l’a beaucoup aidée dans la gestion du personnel, elle qui admet avoir tendance à être trop laxiste à l’occasion.

La propriétaire du Coffre à jouets, depuis le début de son mentorat, a déjà bénéficié de quelques rencontres avec son mentor. « En fait, je le vois dans un intervalle d’un à deux mois », précise-t-elle.

Pour en savoir davantage sur la cellule de Mentorat des Moulins, on peut se rendre sur le site de la MRC Les Moulins dans la section « CLDEM, service de développement économique ».

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