Un taux de ponctualité de 94 % pour 7 800 passagers

Pénélope Clermont
Un taux de ponctualité de 94 % pour 7 800 passagers
Du 1er décembre 2014 au 6 février 2018, 21 trains sur les 12 222 mis en circulation sur la ligne Mascouche ont dû être annulés. (Photo : archives)

TRAIN DE L’EST

Alors qu’une pétition réclamant un meilleur service sur la ligne de train de banlieue Deux-Montagnes a été lancée en début de semaine, La Revue se penche sur les «performances» du Train de l’Est depuis son inauguration en décembre 2014.

Si on a annulé deux départs mercredi dernier en raison d’un problème mécanique sur la locomotive, la ligne Mascouche s’en tire plutôt bien lorsqu’on observe les chiffres fournis par le Réseau de transport métropolitain (RTM) quant à son taux de ponctualité. Elle a en effet terminé l’année 2017 avec un taux de 94,04 %. Du 1er décembre 2014 au 6 février 2018, 21 trains sur les 12 222 mis en circulation ont dû être annulés. Sept de ces annulations se sont produites en 2017.

Soulignons qu’un total de 16 départs sont assurés chaque jour sur la ligne Mascouche, soit 8 vers la Gare Centrale et 8 autres vers Mascouche.

Un achalandage satisfaisant

Depuis sa mise en service, la ligne de Mascouche a toujours connu une croissance de son achalandage quotidien moyen : 5 000 (2014), 6 400 (2015), 7 400 (2016) et 7 800 (2017). Au moment du lancement de la ligne, l’AMT évaluait l’achalandage quotidien potentiel à 11 000 passagers après cinq ans de service.

«Après 36 mois d’activité, les résultats d’achalandage que nous observons sont tout à fait satisfaisants, puisque la courbe de croissance de l’achalandage sur l’ensemble de la ligne est constante», commente Caroline Julie Fortin, conseillère aux relations médias du RTM.

Données spécifiques aux deux gares d’ici

Des relevés par gare effectués au cours d’un matin du mois de septembre de chaque année permettent d’observer le nombre de passagers qui sont montés à bord en période de pointe. À Mascouche, ils étaient 602 en 2014, 556 en 2015, 641 en 2016 et 598 en 2017, alors qu’à Terrebonne, on en a compté 327 en 2014, 459 en 2015, 431 en 2016 et 459 en 2017.

«Pris indépendamment du reste du profil de la ligne, on pourrait croire que l’achalandage de la ligne n’a pas progressé énormément à la suite de l’ouverture, mais ce n’est pas le cas. Il faut environ trois années à un nouveau service de transport collectif avant d’atteindre une certaine maturité et les projections d’achalandage potentiel pour la ligne Mascouche avaient été calculées sur cinq années, nuance Mme Fortin, qui considère comme normale la fluctuation de l’achalandage.

Si le nombre de passagers est satisfaisant aux yeux du RTM, on ne prévoit toutefois pas ajouter des départs sur la ligne Mascouche en raison de contraintes logistiques. «En effet, je me permets de vous rappeler que nous partageons les voies ferrées avec les trains de marchandises du CN, des trains de passagers, et que deux de nos lignes (Mascouche et Deux-Montagnes) circulent sur une partie du même tronçon», conclut la conseillère aux relations médias.

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