Une 4e place et une retraite

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Par Jean-Marc Gilbert
Une 4e place et une retraite
Marc-Antoine Gagnon a troqué les skis pour l'université au cours de l'année 2018, après une 4e place à l'épreuve des bosses aux Jeux olympiques de PyeongChang. (Photo : archives)

PERSONNALITÉ SPORTIVE DE L’ANNÉE

Le skieur acrobatique de Terrebonne Marc-Antoine Gagnon se souviendra longtemps de son année 2018 pour plusieurs raisons. D’abord pour sa 4e place aux Jeux olympiques de PyeongChang à l’épreuve des bosses, mais aussi pour sa retraite sportive qu’il a annoncée rapidement après la fin de ces Jeux et officialisée quelques mois plus tard.

L’histoire s’est répétée pour le Terrebonnien en février. Exclu de peu du podium à Sotchi quatre ans plus tôt, il a une fois de plus pris le 4e rang lors de la même épreuve olympique, mais cette fois en Corée du Sud.

Un double sentiment l’a habité : la fierté d’avoir bien performé – malgré quelques erreurs, de son propre aveu –, mais aussi la déception de ne pas avoir pu monter sur le podium, ce qui aurait été le zénith de sa carrière sportive.

Retraite

Dans les heures suivant sa performance, il avait déjà annoncé que la saison 2018 serait fort probablement sa dernière passée sur les pistes. Il a confirmé sa décision en annonçant officiellement sa retraite en juin, après 19 ans de compétition. Le mois précédent, l’athlète de 27 ans avait été invité à signer le livre d’or de la Ville de Terrebonne lors d’une courte cérémonie précédant une séance du conseil municipal. Il était alors accompagné du patineur de vitesse Olivier Jean, qui a aussi performé comme athlète à PyeongChang.

UQAM

À l’automne, au lieu de partir en Europe pour s’entraîner en vue de la saison de ski, il est plutôt allé s’asseoir sur les bancs d’école de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour entamer une formation en économie à temps plein.

Et il excelle autant que lorsqu’il dévalait les pentes. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada au début de décembre, il affirmait n’avoir que des «A» dans ses cours. «Je ne sais pas comment l’expliquer, mais on dirait que je me souviens davantage des formules mathématiques une fois la feuille d’examen sous les yeux», a-t-il raconté au journaliste Antoine Deshaies.

Si Marc-Antoine Gagnon n’est pas parvenu à ajouter une médaille olympique à son palmarès en 2018, personne ne pourra enlever au Terrebonnien sa médaille de bronze récoltée aux championnats du monde 2015 à l’épreuve des bosses en parallèle et les souvenirs indélébiles d’une carrière bien remplie.

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