Une capsule de stérilisation testée sur un chantier

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Par Jean-Marc Gilbert
Une capsule de stérilisation testée sur un chantier
Maxim Taparauskas (à gauche) et Jean-Sébastien Servant devant le prototype de capsule de désinfection actuellement testée sur un chantier du secteur Lachenaie, à Terrebonne. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Prise de température, lavage des mains sans contact et désinfection à l’aide d’une brume sèche. Voilà la procédure de 20 secondes que peuvent suivre les travailleurs d’un chantier de construction du secteur Lachenaie, à Terrebonne, grâce à une capsule de stérilisation conçue dans la foulée de la pandémie de la COVID-19 par l’entreprise lavalloise Sanita.

Chaque jour, plus d’une vingtaine de travailleurs et de sous-traitants pénètrent sur le chantier, selon Jean-Sébastien Servant, chargé de projets pour Gestion Bernard. Bien que le court passage dans la cabine ne soit pas obligatoire, la majorité des travailleurs s’y soumettent volontiers depuis l’implantation de la machine sur le site du Faubourg du Parc, le 21 mai. « Ça sécurise vraiment les travailleurs. Ils sont moins inquiets et leur famille aussi », souligne M. Servant.

« En plus de passer dans la capsule en arrivant le matin, ils peuvent repasser en fin de journée et retourner à la maison sans avoir la crainte de transmettre le virus. C’est une bonne police d’assurance », ajoute Maxim Taparauskas, vice-président de Sanita.

Après la prise de température et le lavage des mains avec des solutions d’alcool éthylique et de glycérol, l’utilisateur de la capsule entre dans une zone fermée où il y a pulvérisation d’un désinfectant répondant aux normes de salubrité médicale. Selon l’entreprise, il s’agit de « la façon la plus rapide et efficace de désinfecter un travailleur sans danger et sans brimer les droits de la personne ».

Un test

La capsule aménagée sur place sert à faire des tests. Un projet-pilote qui pourrait mener à l’installation de plusieurs capsules un peu partout en province, si Sanita obtient toutes les autorisations requises de la part des autorités en santé publique du Québec et du Canada, ce qui pourrait prendre quelques semaines, voire quelques mois.

Après cela, la capsule pourrait être commercialisée. Le coût pour une capsule est d’environ 15 000 $, incluant l’installation et la programmation, indique M. Taparauskas.

Il souligne que l’entreprise qui offrait déjà des produits et services connexes dans le domaine de l’immobilier s’est repositionnée dès le mois de mars en planchant sur ce projet de capsule de stérilisation, dans le but de répondre à la mise en arrêt des chantiers de construction.

D’autres entreprises s’adaptent

Comme l’a fait Sanita, d’autres entreprises se sont adaptées en cette période particulière pour continuer d’offrir des produits et des services à la population. En plus de celles présentées dans nos éditions des dernières semaines, notons que Positech Innovation, entreprise de Terrebonne spécialisée dans la conception et production de produits orthopédiques favorisant une bonne posture, s’est tournée vers la fabrication de masques. « Nous fabriquons des masques réutilisables qui épousent bien le visage, notamment avec des ponts ajustables pour le nez. Nous fabriquons aussi des jaquettes réutilisables », souligne le président André Beauchesne, tout en indiquant n’avoir pas eu à effectuer de mises à pied depuis le début de la pandémie.

Créations JCT, une entreprise de Mascouche oeuvrant dans la confection de mascottes, s’est aussi mis rapidement à produire des masques. Ils sont notamment en vente dans de grandes chaînes de magasins. L’entreprise réalise d’ailleurs des masques pour le designer Jean Airoldi. Dominic Tremblay, vice-président de Créations JCT, indique que la dizaine de couturières au travail peuvent aussi concevoir des masques personnalisés, avec des logos d’entreprises, par exemple.

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