« Une catastrophe » – Dr Pierre Miron

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Le Dr Pierre Miron, est fondateur de Fertilys, un centre tertiaire de fécondation in vitro et d’aide médicale à la procréation basé à Laval, qui offre également un programme de dépistage prénatal à Terrebonne. Il qualifie de «catastrophe» le fait qu’un couple doive aller jusqu’à organiser une campagne de financement pour tenter d’obtenir un enfant par la fécondation in vitro (FIV).

Il n’est toutefois pas étonné outre mesure, étant donné l’adoption du projet de loi 20 par le gouvernement libéral, en novembre 2015.

«On privatise de plus en plus la FIV et des couples sont obligés de s’endetter, ou, dans ce cas-ci, de demander de l’aide à leurs proches (…) On fait de la politique sur le dos des couples infertiles», dénonce-t-il.

Il était possible, selon lui, de prévenir les abus que certains ont faits du programme de procréation assistée sans abolir le remboursement.

«Triste et prévisible», selon le PQ

En l’absence du député de Terrebonne, Mathieu Traversy, qui se trouvait en Europe pour une mission parlementaire, la porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Diane Lamarre, a accepté de commenter.

«C’est triste et prévisible que ce genre de situation allait survenir. Le ministre (Barrette) est allé à l’encontre du principe que les Québécois s’étaient donné.»

Elle se réjouit néanmoins que le gouvernement ait maintenu le remboursement des médicaments utilisés pour la FIV par la Régie de l’assurance maladie.

Le ministère discret

Du côté de Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n’a pas voulu commenter ce cas précis.

«Il ne revient pas au MSSS de qualifier ou de porter un jugement sur de telles initiatives», indique la porte-parole Noémie Vanheuverzwijn, dans un courriel.

Questionnée à savoir si d’autres couples au Québec ont opté pour une telle démarche depuis l’adoption du projet de loi, elle répond que le Ministère ne collige pas d’informations au sujet de telles initiatives.

La porte-parole du MSSS rappelle que la loi adoptée à l’automne 2015 prévoit un crédit d’impôt allant de 20 % à 80 %, en fonction du revenu familial, jusqu’à concurrence de 20 000 $.

 

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