Une Mascouchoise sauvée par son amie infirmière

Jean-Marc Gilbert
Une Mascouchoise sauvée par son amie infirmière
C'est dans les moments difficiles qu'on reconnaît ses «vrais amis», dit le proverbe. Cette phrase a pris tout son sens pour Yvette Bizien et Danielle Gagné, amies depuis 40 ans. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

«Je ne vivrai jamais assez vieille pour lui dire merci suffisamment.» Yvette Bizien, une Mascouchoise de 73 ans victime d’un AVC en octobre, sera éternellement reconnaissante envers son amie Danielle Gagné. Grâce à sa vigilance, cette infirmière à la retraite a pu déceler les premiers signes et contacter rapidement les services d’urgence pour que la septuagénaire s’en tire presque sans séquelles.

Le 8 octobre, Mme Gagné s’est rendue chez son amie des 40 dernières années, qui souffrait d’une pneumonie, pour l’aider à installer ses nouveaux rideaux. Se sentant fatiguée, Mme Bizien est allée s’étendre dans son lit après le dîner et a dit à son amie qu’elle pouvait partir si elle le voulait. Il n’en était pas question. «Elle ne voulait pas partir et me laisser. Elle sentait que je n’allais pas bien», raconte la Mascouchoise, accompagnée de son amie en entrevue.

«Je n’étais plus là»

De retour dans le salon un peu plus tard, Mme Bizien ne parlait plus et son état semblait empirer. «Je suis allée près d’elle et lui ai dit “serre mes mains” ou “lève tes bras”. Elle comprenait, mais elle ne réagissait pas», se souvient Mme Gagné. «Je n’étais plus là. Mon cerveau était trop au ralenti», renchérit Mme Bizien.

La résidente de Le Gardeur a immédiatement composé le 9-1-1 et les ambulanciers ont transporté son amie à l’hôpital. Mme Bizien a fait un AVC, selon les médecins. Mais la vivacité d’esprit de Mme Gagné et ses connaissances en tant qu’infirmière ont fait en sorte que la Mascouchoise a été vite prise en charge, permettant une réhabilitation plus rapide.

Elle est restée 10 jours à l’hôpital. «Dans les premiers jours, j’avais de la difficulté à parler et je n’étais pas capable de bien écrire mon nom», se souvient-elle.

Son état s’est rapidement amélioré. Elle a obtenu son congé après avoir relevé avec brio le «test de la cuisine», qui consiste à préparer un déjeuner (œuf, rôties, café, etc.) pour savoir si elle était apte à revenir vivre seule chez elle.

Agir vite

Remerciant l’ensemble du personnel médical de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, Yvette Bizien et Danielle Gagné réitèrent l’importance d’agir vite lorsque les premiers signes d’un AVC se manifestent. On retrouve ces signes au www.coeuretavc.ca/avc. Sans son amie, Mme Bizien aurait fort probablement des séquelles importantes. Au lieu de cela, outre la prise de médicaments pour éclaircir son sang, Mme Bizien doit se reposer et s’abstenir de conduire pour l’instant, des conséquences bien moins graves et surtout, temporaires.

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Marielle
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Marielle

Bravo Danielle…je suis très fière de toi!