Une mort d’origine naturelle, selon le coroner

Photo de Pénélope Clermont
Par Pénélope Clermont
Une mort d’origine naturelle, selon le coroner
Selon le coroner, l’enfant de 11 mois est décédé d’une hémorragie intraventriculaire découlant de complications générées par son état de santé précaire.

Le 12 janvier 2018, un bébé de 12 mois était retrouvé inanimé dans sa résidence de La Plaine. Il aura fallu 4 minutes aux premiers répondants pour intervenir, mais les paramédics de Repentigny, faute d’effectifs disponibles à Terrebonne, auront pris 22 minutes pour arriver sur place. Le coroner Me Pierre Bélisle a rendu public son rapport d’investigation la semaine dernière.

D’entrée de jeu, on comprend que le bambin, né à 24 semaines, composait avec «beaucoup de problèmes de santé, sur le plan pulmonaire et de développement général», comme on peut le lire dans le rapport. Plusieurs intervenants, dont une physiothérapeute, se rendaient à la maison pour le stimuler.

La physiothérapeute était d’ailleurs sur place lors du drame du 12 janvier et c’est elle-même qui a appelé les secours avant d’entreprendre des manœuvres de réanimation, après que la mère l’eut alertée en trouvant son enfant sur le dos dans son lit. «Il ne présente aucun pouls, aucune respiration et sa peau est froide», décrit le coroner. Le décès a été constaté un peu plus d’une heure après à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur.

Si à l’époque, certains intervenants ont pu laisser entendre qu’une intervention plus rapide des ambulanciers aurait eu un impact sur le décès ou non du bambin, le rapport est clair : «Il semble bien que [l’enfant] ait succombé aux complications générées par son état et toute hypothèse de négligence est écartée. [Il] est décédé d’une hémorragie intraventriculaire. Le décès est d’origine naturelle.»

Toujours en manque d’effectifs

Ne souhaitant pas commenter ce cas précis, le président du Syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière, Patrice Girard, reconnaît qu’il est difficile d’attribuer un décès au manque d’effectifs. «Mais on ne met pas les chances du côté du patient en pareille situation», spécifie-t-il en confirmant qu’aucune ressource supplémentaire n’a été ajoutée sur le territoire de Terrebonne et de Mascouche depuis.

«On s’entend pour dire que 22 minutes constitue un délai d’intervention déraisonnable pour des paramédics en situation d’urgence», conclut M. Girard, pour qui l’objectif visé serait de 8 minutes dans un secteur comme le nôtre.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar