Une réforme qui laisse l’APTS sur sa faim

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Par Gilles Fontaine
Une réforme qui laisse l’APTS sur sa faim
La réforme d’OPTILAB laisse l’APTS sur sa faim, bien que les canaux de communication soient ouverts avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a confirmé le 10 avril que le projet OPTILAB sera réorienté et amélioré. Si l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) voit cette ouverture d’un bon œil, on demeure malgré tout très prudent au sein du milieu syndical.

«La ministre a bien voulu nous entendre cette semaine et nous semblons avoir été écoutés. Il y a à tout le moins un canal de communication d’ouvert avec le ministère et c’est rassurant. C’était beaucoup plus difficile avec le gouvernement précédent. Par contre, nous demeurons très prudents», nous a mentionné Richard Belhumeur, représentant national pour Lanaudière à l’APTS. «La ministre, a-t-il ajouté, nous a confirmé que le concept des OPTILAB va demeurer, mais que des changements seraient apportés. Il faudra voir si les bottines suivront les babines.»

OPTILAB est un projet de réorganisation des laboratoires de biologie médicale qui a débuté en septembre 2011. Le 1er avril 2017, les services de biologie médicale ont été regroupés pour former 11 grappes de service, avec une 12e à venir. De ces 11 grappes, 7 grappes multiétablissements ont été implantées, donc celle de Laval-Laurentides-Lanaudière. Le projet visait la centralisation des analyses médicales. Un laboratoire serveur a été créé à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval pour neuf établissements et installations, dont l’Hôpital Pierre-Le Gardeur et le Centre hospitalier régional de Lanaudière.

Situation dans Lanaudière

«Depuis deux ans, il y a eu un transfert administratif des technologues médicaux vers le CISSS de Laval. Bien que ces technologues travaillent à Joliette ou à Terrebonne, c’est le CISSS de Laval qui a la gestion des équipements, des ressources financières et des ressources humaines des laboratoires des régions de Lanaudière, des Laurentides et de Laval», a expliqué le représentant syndical.

«Les commentaires que l’on reçoit montrent beaucoup d’inquiétude chez nos membres. Depuis avril 2017, ils se demandent où ils vont exercer leur travail, car les employés des laboratoires continuaient à œuvrer dans leurs laboratoires “pour le moment”, nous a-t-on dit à cette période.»

Les prétentions dans Lanaudière

«Actuellement, à Joliette et à Pierre-Le Gardeur, nous avons l’expertise et nous avons les technologistes. Centralisez à l’extérieur de la région et nous risquons de perdre ces emplois et cette expertise. Le plan prévoyait, lorsque les libéraux ont instauré ce système, de centraliser plus de 70 % des analyses à l’extérieur de notre région. Ce que l’on demande, c’est de centraliser uniquement les analyses les plus coûteuses et complexes, ce qui représente entre 20 % et 30 % des analyses. De cette façon, il y aura une vraie économie des coûts et le service aux gens sera grandement amélioré», a conclu Richard Belhumeur.

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