Un air de déjà-vu

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Par Jean-Marc Gilbert
Un air de déjà-vu
Des riverains de Terrebonne ont l'impression de revivre le printemps 2017 alors que l'eau de la rivière des Mille Îles a débordé sur leur terrain. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Si le niveau d’eau de la rivière des Mille Îles demeure très préoccupant et que l’eau empiète sur le terrain de quelques résidences dans certains secteurs, Terrebonne est, pour l’instant, bien moins touchée par cette crue printanière que d’autres régions du Québec. La situation qui prévaut depuis le week-end est pratiquement identique à celle de 2017.

Au début du dernier week-end, les autorités appréhendaient une hausse pouvant atteindre de 40 à 60 centimètres, mais les quantités de pluies ont été moindres que prévu. «L’organisation municipale de la Sécurité civile de la Ville de Terrebonne a observé une hausse de 20 cm du niveau de la rivière au cours des 36 dernières heures», écrivait la Sécurité civile dans un communiqué de presse, dimanche midi. Depuis, la situation est relativement stable, affirme Sylvain Dufresne, directeur du Service de sécurité incendie de Terrebonne et coordonnateur municipal à la Sécurité civile.

Quelques résidences touchées

L’eau a atteint six maisons dans le secteur Terrebonne-Ouest, et cinq rues secondaires ont dû être complètement ou partiellement fermées en raison de l’accumulation d’eau. «Les maisons touchées sont pour l’instant protégées, puisque les citoyens avaient déjà déployé les mesures préventives adéquates avec le soutien de nos équipes sur le terrain», ajoute la Sécurité civile.

Certains riverains ont un sentiment de déjà-vu. L’eau de la rivière, qui empiète sur leur terrain dans certains cas, n’est pas sans leur rappeler ce qu’ils ont vécu il y a deux ans. Sur la rue Louise, par exemple, Alain a constaté une accumulation d’eau sur son terrain, mais aussi dans sa «cave de service».

Le terrain de son voisin Martin Fournier est aussi inondé, mais ce dernier a réussi à sécuriser sa maison, comme en 2017. En plus de bénéficier de son solage hydrofuge, M. Fournier a également protégé ses fenêtres avec des sacs de sable. Et grâce à son ingénieux système de captation et de pompage des eaux de pluie, «il n’y a pas une seule goutte dans [son] sous-sol», a-t-il affirmé à La Revue dimanche.

«Une pause»

Si l’accalmie du côté des précipitations en début de semaine aide un peu, il faudra toutefois surveiller un système météorologique qui pourrait apporter d’autre pluie à partir du milieu de la semaine. «Ça devrait prendre une bonne semaine avant que l’eau ne se retire», mentionnait M. Dufresne lundi.

Sur son site Internet, la Ville de Terrebonne énumère et met à jour l’ensemble des rues et secteurs à risque et détaille les mesures préventives que les citoyens de ces secteurs devraient prendre, si ce n’est déjà. Pour toute requête, les citoyens peuvent communiquer avec le Service de police au 450 471-4121. En cas d’urgence, composez le 9-1-1.

Notons qu’à Mascouche, la situation est sous contrôle. La rivière Mascouche n’a toujours pas atteint un seuil critique pour l’instant, mais les autorités municipales surveillent la situation de près.

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