Une vingtaine de têtes rasées pour Leucan

Par Stéphane Fortier
Une vingtaine de têtes rasées pour Leucan
Une vingtaine de personnes ont dû subir la torture du ciseau lors du Défi Têtes rasées à Terrebonne.

Le 15 septembre, les Galeries Terrebonne recevaient, pour une 15e  année, le Défi Têtes rasées de Leucan, auquel ont participé une vingtaine de personnes.

En fait, une vingtaine de personnes s’étaient inscrites, mais d’autres se sont portées volontaires spontanément pour se livrer à la torture du ciseau, dans la mesure où elles étaient prêtes à verser la somme minimale de 50 $. Toutefois, certaines personnes inscrites ont amassé plus de 1 000 $ pour la cause.

Pour une deuxième année, la présidence d’honneur était dévolue à Salah Sedqi, courtier immobilier chez Sutton. Mais il y avait aussi une toute petite coprésidente d’honneur, soit Kristaly Leroux, 6 ans, atteinte d’une leucémie. En fait, on parle ici d’une lymphoblastique aiguë. «Au cours de l’année scolaire, je suis allée expliquer ce qu’était ma maladie aux autres élèves», a raconté Kristaly, qui fréquente l’école Jean-De La Fontaine située dans le secteur Lachenaie à Terrebonne.

C’est en mars 2018 que la petite a été diagnostiquée. «Nous venions d’avoir notre deuxième bébé. Alors que je sortais de l’hôpital, Kristaly y entrait», relate Fanny Bordeleau, la maman de Kristaly. Cette dernière est encore en traitement, mais comme le disent ses parents, à cause de son jeune âge, les chances que la petite s’en sorte sont très grandes. «Elle doit subir un traitement plus fort et plus long, sans compter les imprévus», nous dit Mme Bordeleau. Justement, Kristaly a eu des complications graves du côté du cerveau et cela a affecté son traitement. «On ne pouvait plus lui pratiquer la ponction lombaire et elle a dû se faire opérer», explique la mère.

Selon ses parents, Philippe Leroux et Fanny Bordeleau, la petite a fait montre de beaucoup de courage. Et ils louent le travail du personnel de l’Hôpital de Montréal pour enfants et de Leucan, qui leur ont donné énormément de soutien, psychologique ou autre, à la maison comme à l’hôpital.

Kristaly devra continuer ses traitements jusqu’en juin 2020, mais d’ici là, la joie de vivre continuera de l’habiter jusqu’à sa complète rémission.

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