Une «zone dangereuse» mal protégée

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Une «zone dangereuse» mal protégée
Éric Martel et sa conjointe venaient d'emménager à Mascouche. (Photo: Facebook)

C’est parce que l’accès à une «zone dangereuse» n’était pas suffisamment protégé que l’apprenti mécanicien d’ascenseur Éric Martel, un Mascouchois de 27 ans, a perdu la vie le 19 février dernier, en effectuant l’entretien hebdomadaire d’un trottoir roulant sur le campus de l’Université de Montréal.

C’est ce que conclut la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) dans le rapport d’enquête dévoilé le 25 août dernier.

Aucun protecteur

«Une zone d’entraînement, située sous le trottoir roulant, était accessible pendant son fonctionnement », a observé la CNESST.

Or, si l’employeur, dans ce cas-ci, Ascenseurs Viau, a le devoir de rendre inaccessibles les zones dangereuses de ses machines pendant le fonctionnement, aucun protecteur ne limitait l’accès au cylindre et à la courroie en rotation du trottoir roulant, a constaté la CNESST.

À un certain moment, pendant qu’Éric Martel effectuait l’entretien, la main et le bras gauches du travailleur ont été entraînés entre la courroie et le cylindre.

Malgré l’intervention des services d’urgence, l’homme, dont la conjointe attendait un enfant, a rendu l’âme à l’hôpital.

Le couple avait récemment acheté une maison à Mascouche.

Constat d’infraction

La CNESST juge aussi «qu’Ascenseurs Viau et l’Université de Montréal n’ont pas identifié, contrôlé et éliminé le risque qu’un travailleur se fasse entraîner dans la zone dangereuse».

Un constat d’infraction, dont le montant de l’amende n’a pas été dévoilé, a été envoyé à Ascenseurs Viau.

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