VOICI, VOILÀ – UNE AFFAIRE, UNE AUTRE, par Marie-France Despatis

Voici-voilà

Blanches

Enfin la terre est blanche depuis lundi. Ma vision en est ragaillardie. Vous l’admettrez avec moi, notre territoire est de moins en moins beau à regarder avec ce gris d’un bout à l’autre qui s’impose au fur à mesure du développement. Toute cette poudre blanche m’a fait penser que les zones blanches, ainsi nommées par la « Loi sur la protection du territoire agricole », achèvent leur temps et qu’il est justement l’heure de prévoir ce qu’on désire pour notre avenir en l’absence de ce facile moyen d’assurer la pseudo « croissance économique ». Comme si uniquement les maisons en rangées, les immeubles à logement, les condos ainsi que les commerces étaient la seule manière de grandir, d’être en expansion. Et tout cela, nous dit-on, est destiné à nous assurer une qualité de vie.

Je fais le vœu que nos élus et décideurs se penchent sur cette question en 2007. Qu’on ait des plans pour la mise en valeur du territoire agricole, des forêts et des espaces verts, des projets pour la croissance des arts, de la culture et du patrimoine de même que le loisir et les sports, de l’emploi intéressant et lucratif, des institutions scolaires de tous genres et de niveaux jusqu’aux plus élevés.

Qu’on s’occupe de l’humain plutôt que du consommateur. De notre santé physique et mentale plutôt que de la financière.

Et vous?

À remplir

Autre question qui me vient en rapport avec ce sujet : que fait-on des vastes édifices vides des Industries Moody, rue Saint-Louis, Meubles Ouimet, boulevard des Seigneurs, l’ancien Théâtre du Vieux-Terrebonne et sa bâtisse attenante, rue Saint-Pierre, l’ancienne église anglicane, rue Saint-Louis? C’est que ça fait bizarre, tous ces vides, alors qu’on remplit les terres ailleurs.

Le mal du pays

J’apprends que Sylvie Petit, responsable de la Maison de Pays de Lanaudière, sur la rue Saint-François-Xavier, à Terrebonne, a remis son tablier. Au cours des mois qui ont suivi son embauche, quelle efflorescence, quelle qualité et quelle quantité de produits, d’événements, d’artisans, de beautés ont garni les rayons et les murs ancestraux! Sylvie, je l’ai vue apporter ses boîtes de brochures de l’Île-des-Moulins / Maison de Pays les fins de semaine d’événements à l’extérieur du territoire, comme au Festival Mémoire et Racines, pour vanter son lieu de prédilection, le faire connaître et accroître sa renommée. Je sais qu’elle avait développé des relations d’amitié avec les meilleurs groupes de musique traditionnelle, avec les artisans, les producteurs agroalimentaires du CDBL qu’elle invitait régulièrement pour des démonstrations, des spectacles et des ateliers. Elle s’est dévouée corps et âme pour que la Maison soit accueillante, vivante, populaire, et qu’elle remplisse sa mission d’être la vitrine des talents de tout Lanaudière.

Je salue bien haut sa bravoure et son courage, son implication et sa détermination, tout en déplorant son départ, qui laisse songeur, car c’est un autre qui s’ajoute à la liste déjà bien longue que l’Île-des-Moulins et la Maison de Pays ont subi depuis l’été.

Gagnants

Ils liront « Entre les lignes », les gagnants d’un petit concours que j’ai tenu avant les fêtes en vantant ce magazine du plaisir de lire. Comme le veut la règle, j’annonce donc leurs noms : Yan Smith, Hélène Desjardins, Anne-Marie Brisson, Martin Kirouac et Johanne Larose. Félicitations à vous, les cinq premières personnes qui se sont inscrites, et merci à tous ceux qui ont pris le temps de m’appeler. Je récidiverai prochainement, alors continuez de me lire.

Sondage

C’est un ancien* de Terrebonne encore bien attaché à sa ville natale qui me fait cette demande : « J’en profite pour te dire à quel point je suis triste à la pensée qu’ils vont démolir le vieux pont. Ne pourrait-on pas au moins garder une section du pont montée sur deux piliers en souvenir et l’éclairer le soir? Que cela ferait une belle porte d’entrée pour la ville de Terrebonne! Cela deviendrait notre petite tour Eiffel. Un petit sondage dans ta Revue… qu’en penses-tu? »

*Richard Boudrias

600-160-250

600 millions vivent dans la pauvreté.

160 millions souffrent de la faim.

250 millions doivent travailler.

Ce sont les plus récents chiffres concernant le sort des enfants du tiers monde que Sylvain Filion nous révèle dans le premier numéro intitulé « L’autre monde des enfants ». Initiateur de la Fondation Tous les enfants de l’autre monde, notre concitoyen et travailleur de rue a ajouté cet outil de communication destiné à remplir l’une des missions de son organisme, soit de susciter une prise de conscience au Québec pour les enfants de la rue dont il tente d’adoucir la vie avec créativité, par la créativité initiée par le jeu et la joie.

Il y réussit, non seulement en nous apprenant ces statistiques déplorables, mais aussi par un message qui nous atteint droit au cœur : « Ils se soucient l’un de l’autre et n’hésitent pas à partager ce qu’ils ont amassé. Ils nous enseignent le partage, le don de soi-même au sacrifice de la faim, comme si de les rencontrer nous permettait d’être avec des sages ou avec Dieu lui-même… Ce journal, j’espère, saura transporter leurs paroles et leur courage devant l’adversité de l’homme. »

Pour en obtenir un exemplaire ou pour contribuer à l’organisme Tous les enfants de l’autre monde : 450 439-9988 ou par courriel à enfantsdumonde@hotmail.com.

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