VOICI, VOILÀ – UNE AFFAIRE, UNE AUTRE, par Marie-France Despatis

Fred pour Loulou

Native du petit village de Terrebonne, attachée tendrement à ses gens, idéaliste à tout crin, conteuse d’histoires extraordinaires de gens ordinaires par le biais de son journalisme, Louise aurait adoré qu’on honore sa mémoire et ses œuvres par une soirée avec un jeune « conteux » musclé tel Fred Pellerin.

C’est avec allégresse que La Revue et le comité de la Fondation Louise-Despatie annoncent la soirée au Théâtre du Vieux-Terrebonne avec « ce formidable bonimenteur » pour son activité annuelle de financement et de remise de trois bourses à autant d’organismes.

Le dimanche 10 juin, Fred Pellerin clôturera sa grande tournée du spectacle « Comme une odeur de muscles » à Terrebonne. La Fondation Louise-Despatie a donc l’insigne bonheur de l’accompagner pour son ultime représentation en salle. Déjà, Joanne Malo, du TVT, nous apprend que les billets du parterre se sont envolés. La Fondation dispose du balcon et ses 203 places.

La Fondation, rappelons-le, a été initiée il y a trois ans dans le but de poursuivre le dessein d’entraide et d’humanisme que Loulou chérissait, tant dans sa vie sociale que journalistique. Membre active de nombreuses associations, aidante naturelle de par sa profession d’enseignante, communicatrice hors des sentiers battus par ses écrits sur les plus humbles, qu’elle considérait comme les plus grands, âme généreuse et authentique pour chacun – dont nous, ses collègues et ses proches –, son exemple devait se perpétuer au-delà de sa vie, nous disions-nous. Après son départ, le 30 novembre 2003, nous décidions de dédier notre tournoi de golf annuel à son nom. Puis, l’idée d’un repas-spectacle est arrivée et nous tenions, l’an dernier, le premier événement avec André-Philippe Gagnon.

Dans une prochaine édition, nous donnerons tous les détails concernant cette soirée. Mais en voici tout de même un avant-goût…

Après un repas avec stations italiennes, asiatiques et exotiques, il y aura présentation des bourses à trois organismes, puis place à Fred Pellerin à compter de 19 h 30 avec l’homme-fort de son village, un surhormoné dont il dit : « Timide, tellement qu’on n’en entendit jamais parler. Pourtant, son histoire à elle seule dépasse en couenne la vigueur des plus surprenants. Voilà enfin la légende toute nue, sans peau, sans os… mais toute en mossèles (NDLR : prononcez « muscles », en anglais) : Ésimésac Gélinas, la véritable force! »

L’homme fort du conte pour la vigoureuse dame de cœur de Terrebonne; une soirée qui aura du nerf!

La nature inchangée

Deux mille cinq cents. Rien que ça. Deux mille cinq cents scientifiques du monde entier qui nous disent que le monde va à sa perte, par sa propre faute, et que c’est irréversible. Et je lis qu’on ne pourra pas changer la nature de l’homme, qu’on ne peut lui demander d’arrêter de consommer, d’aller au boulot seul dans son auto, qu’on ne peut empêcher le développement domiciliaire dans les banlieues et l’abattage d’arbres, et qu’après tout, on a un grand mont Royal drette sur notre territoire. Oui, oui, on le savait qu’on a exactement 14 348 hectares en zone verte dans Les Moulins sur un total de 26 000. Ce qu’on ne dit pas, cependant, c’est qu’entre 1986 et 1999, on en a perdu 27 %, de cette belle zone verte. Mais on le savait, m’sieur chose, que la poussée du progrès aussi est irréversible. La nature suicidaire de l’homme, on ne peut pas la modifier. C’est dans son cerveau reptilien.

Bref, ce n’est pas la nature de l’homme qu’il faudrait changer, c’est son esprit. Parce que la nature de l’homme, elle est bête et ne comprend pas vite, vite.

Des démonstrations à cet égard? Lisez plutôt :

Déclaration préparatoire à Kyoto 1992 :

L’humanité doit désormais collaborer, pas simplement pour survivre, mais pour une qualité de la vie fondée sur des valeurs universelles qui protègent l’équilibre délicat de la vie qui est notre protection. (…) La biodiversité est un terme clinique, technique pour qualifier cet équilibre de la vie dont nous dépendons. Nous, peuples autochtones, disons que nous faisons partie de cette vie; ainsi ce que vous appelez des « ressources » sont pour nous des relations. Tout est dans la façon dont on les considère.

Les peuples autochtones ont quelque chose à apporter à cette équation pour la survie. (…) Nous avons des objectifs et des devoirs communs et, je vous le dis, vous qui êtes à la tête de cet immense espoir des peuples du monde, vous les Nations Unies, vous devriez travailler à la paix avec nous et non pas contre nous. Nous vous le disons, tant que vous ferez la guerre contre Etenoha (la Terre mère), il ne pourra jamais y avoir de paix.

Le Chef Oren Lyons de la nation Onondaga
et de la Confédération iroquoise

Année internationale de l’eau 2003 :

« Chaque année, les industries rejettent entre 300 et 500 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres effluents. Soixante-dix pour cent des déchets industriels générés par les pays en développement sont rejetés dans l’eau sans traitement préalable et polluent l’eau utilisée pour des besoins domestiques. »

C’est en 2007 que nous arrive le rapport des 2 500. David Suzuki et consorts doivent bien rire. Ça fait une quarantaine d’années qu’ils avaient prophétisé ces conclusions, accueillies avec agacement, haussement d’épaules sinon mépris. Et ça continue avec les « maudits » écologistes.

Nul n’est prophète dans son propre monde.

Pensée

Dans une société qui n’est pas loin d’exiger que nous vivions en mode accéléré, la vitesse et les autres dépendances nous engourdissent au point de nous rendre insensible à notre propre ressenti. Dans de telles conditions, il nous est pratiquement impossible d’habiter notre corps ou de demeurer relié à notre cœur, à plus forte raison de nous relier à autrui et à la terre.

– Jack Kornfield

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