Vols et vandalisme au Comité d’aide aux Plainois

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Par Jean-Marc Gilbert
Vols et vandalisme au Comité d’aide aux Plainois
Cette photo diffusée le 5 décembre et partagée à plus de 200 reprises a suscité l'indignation de centaines de citoyens. (Photo tirée de Facebook)

Le Comité d’aide aux Plainois (CAP) vient en aide à de nombreuses familles dans le besoin tous les mois en offrant des bons alimentaires grâce aux revenus générés par la vente d’articles provenant de dons du public. Malheureusement, une petite partie de ces dons sont volés ou vandalisés par des malfaiteurs, au grand désespoir de la direction du centre.

Une photo abondamment partagée sur les réseaux sociaux au début du mois de décembre, sur laquelle on voit des boîtes éventrées et des articles éparpillés au sol, dans le désordre le plus complet, a soulevé la colère de plusieurs citoyens, qui ont dénoncé vivement ces méfaits.

Le président du CAP, Benoit Gauthier, a senti le besoin d’intervenir dans la discussion. Dans son message, il admet d’emblée que le Comité d’aide aux Plainois est «victime de vandalisme et de vols régulièrement». Il ajoute qu’il n’y a «pas de solution magique» et que l’installation de clôtures et de caméras de sécurité n’a pas été suffisante pour dissuader les individus malintentionnés. «Il faut pratiquement apprendre à vivre avec ça et à l’accepter», a ajouté M. Gauthier sur un ton résigné lorsque joint au téléphone.

Et les auteurs de certains de ces méfaits ne semblent pas éprouver le moindre remord lorsqu’ils sont pris sur le fait ou confrontés par le personnel de l’organisme. «J’ai déjà parlé à quelqu’un qui pigeait dans nos choses et il m’a dit sans aucune gêne qu’il revendait ce qu’il prenait ici dans son magasin de Saint-Lin», a déploré le président. À l’occasion, des plaintes sont déposées à la police. Toutefois, les voleurs sont souvent difficiles à identifier, tout comme la valeur de ce qu’ils dérobent est difficile à établir, par exemple lorsqu’ils partent avec un sac d’objets divers sans qu’on puisse en connaître le contenu.

«Infime partie»

Malgré tout, Benoit Gauthier précise qu’il ne s’agit «que d’une infime partie des dons» du public qui est dérobée ou endommagée. «Ça ne nous empêche aucunement de remplir notre mission et nous avons besoin des dons. Nos bénévoles vont constamment vider les tablettes et les boîtes de dons pour transporter la marchandise à l’intérieur», affirme le président, qui invite aussi les bénévoles qui cherchent à aider à se présenter au Comité d’aide aux Plainois.

Ailleurs aussi

Le CAP n’est pas le seul à être aux prises avec ce genre de situation. D’autres centres en souffrent, comme le constate Benoit Gauthier en discutant avec les gestionnaires de ceux-ci. D’ailleurs, le Journal de Montréal rapportait récemment les propos du directeur général du Support, à savoir que chaque semaine, l’organisme constate des vols dans une ou plusieurs de ses 200 boîtes de dons installées dans la région de Montréal. D’autres organismes disaient, malgré leurs budgets modestes, avoir dû investir des milliers de dollars en mesures de sécurité.

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annejacqueline bardou Auteurs de commentaires récents
jacqueline bardou
Invité
jacqueline bardou

Enquête avait fait un bon reportage sur le sujet.

anne
Invité
anne

Moi je dis vider le contenu à chaque jour. ! Pourquoi laisse accumuler tant de marchandises de plus c est tout le temps les pauvres qui étaient accusés avant les caméras maintenant surprise dans l article le gars dit que la personne qui volait est un commerçant pas fort !