VOTRE HISTOIRE : Qui était Marie-Victorin?

Gilles Bordonado
VOTRE HISTOIRE : Qui était Marie-Victorin?
Photo : Bibliothèque nationale du Québec

 

 

Son nom a été donné à une multitude de lieux publics, dont un centre communautaire à Terrebonne et une rue de Mascouche.

Frère Marie-Victorin (né Conrad Kirouac en 1885 et décédé en 1944) était un religieux, botaniste, intellectuel et écrivain. Il est connu pour ses travaux en botanique qui ont culminé avec la publication de sa «Flore laurentienne» et l’élaboration de l’«Herbier Marie-Victorin».

En 1901, à 16 ans, il se joint aux Frères des écoles chrétiennes et adopte le nom religieux de frère Marie-Victorin. Enseignant en milieu scolaire dès 1903, il devient professeur de botanique à l’Université de Montréal à partir de 1923.

En 1922, il fonde l’Institut botanique de Montréal et la Société canadienne des sciences naturelles en 1923. À travers celle-ci, en 1931, il inspire la création des Cercles des jeunes naturalistes et fonde le Jardin botanique de Montréal.

On doit à cet auteur d’un grand nombre d’ouvrages la «Flore laurentienne», 917 pages de descriptions accompagnées de 2 800 illustrations. Cet ouvrage, publié en 1935, est encore vendu en 2017 et a fait l’objet de multiples rééditions.

Passionné de littérature, ce nationaliste fonde le cercle littéraire Cercle La Salle, affilié plus tard à l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française (ACJC). Il permet aux jeunes de développer leur sentiment nationaliste en participant à des représentations théâtrales mettant en scène des personnages historiques de la Nouvelle-France. Il écrit plusieurs pièces et signera des textes dans «Le Devoir», sous le pseudonyme «M. Son Pays». Toute sa vie, il se fait promoteur du savoir scientifique et de la façon dont celui-ci permettrait aux Canadiens français d’acquérir une indépendance intellectuelle et économique. «Nous ne serons une véritable nation que lorsque nous cesserons d’être à la merci des capitaux étrangers, des experts étrangers, des intellectuels étrangers : qu’à l’heure où nous serons maîtres par la connaissance d’abord, par la possession physique ensuite, des ressources de notre sol, de sa faune et de sa flore. Pour cela, il nous faut un plus grand nombre de physiciens et de chimistes, de biologistes et de géologues compétents», écrira-t-il.

 

Source : Wikipédia

 

 

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