Wow

Par Gilles Bordonado
Wow
Gilles Bordonado, éditeur de La Revue.

Cette semaine encore, La Revue vous livre un journal respectable de 32 pages. C’est vraiment « wow » dans les circonstances, étant donné l’équipe extrêmement réduite que nous sommes.

Je sais que je me répète, mais ce ne serait pas possible sans le soutien hors du commun des villes de Terrebonne et de Mascouche, de la MRC Les Moulins, des députés Michel Boudrias et Luc Thériault, du gouvernement du Québec représenté par les députés Pierre Fitzgibbon, Lucie Lecours et Mathieu Lemay, de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins et de plusieurs clients  commerciaux précieux. Je vous remercie mille fois et nous comptons encore sur vous. J’invite aussi les autres commerçants qui sont actuellement ouverts à profiter de nos services. Nous sommes, comme vous, un service essentiel et nous sommes là pour servir nos lecteurs et lectrices, mais aussi les entreprises d’ici. C’est bien beau Facebook, mais ça ne fera pas de miracles. Nous touchons chaque semaine 66 000 adultes et des milliers d’internautes par l’entremise de notre site Web.

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Urgent de définir l’urgence

Le gouvernement Legault et maintenant le gouvernement Trudeau font un boulot extraordinaire à mon avis, mais il peut y avoir quelques situations qui méritent ajustement.

Et puisque l’on parle de commerces de détail plus haut, je ne sais pas pour vous, mais personnellement j’ai un sérieux malaise avec l’ouverture en permanence de certaines grandes surfaces dans le contexte actuel.

Ces grandes chaînes, qui devraient ne recevoir des clients qu’en situation d’urgence ou pour des services alimentaires, voient des centaines, sinon des milliers de consommateurs par semaine se lancer à leurs portes pour acheter des produits non urgents. Il n’y a rien là pour éviter la contagion du coronavirus.

Alors que les commerçants spécialisés dans la construction (pisciniers, pépinières, entreprises spécialisées dans les couvre-planchers et bien d’autres) rongent leur frein, on voit de grandes surfaces vendre des produits qui n’ont rien à voir avec quelque urgence que ce soit. C’est carrément de la concurrence déloyale qui nuit aux petites et moyennes entreprises locales.
La semaine dernière, quand j’ai vu le nombre d’automobiles dans les stationnements de certains de ces commerces de grande surface et certains produits achetés par les consommateurs, et que je suis tombé sur une publicité vantant les ensembles de patio vendus par une de ces chaînes, ça a été la goutte qui a fait déborder le vase.

J’invite Québec à sévir en imposant à ces grandes chaînes des restrictions sévères sur les produits qu’ils ont le droit de vendre. D’ailleurs, certains le feraient, mais ce n’est pas une politique généralisée. Il est temps d’imposer à ces chaînes de se concentrer sur les produits et services strictement urgents pour limiter le nombre de consommateurs qui s’y rendent et favorisent la propagation de la COVID-19, et pour s’assurer de la survie des petits commerces locaux.

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