Le 160e anniversaire de Mascouche en 1910

  • Publié le 25 févr. 2025 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

En juillet 1910, Mascouche vibrait au rythme des festivités célébrant le 160e anniversaire de sa fondation et les 25 ans de la consécration de l’église Saint-Henri. Cet événement grandiose, organisé par Luc-Antoine-Ferdinand Crépeau, a rassemblé plus de 5 000 personnes au cœur du village. Retour sur une fête qui a marqué l’histoire locale.

Collaboration avec Valérie Dezelak de la Société d’histoire de Mascouche (SODAM).

Un visionnaire au service de Mascouche 

Luc-Antoine-Ferdinand Crépeau, enfant du village et patriote passionné, a été l’instigateur de ces célébrations. De retour à Mascouche après un séjour de 18 ans dans la ville américaine de Fall River, au Massachusetts, il s’est engagé à raviver l’esprit communautaire en réunissant anciens et nouveaux résidents. Monsieur Crépeau ne s’est pas limité à organiser les festivités : il a également publié la première monographie historique de Mascouche, offrant un témoignage précieux sur le passé de la paroisse. 

Image
Luc-Antoine-Ferdinand Crépeau.

Des festivités remarquables et populaires 

Les festivités se sont étendues sur quatre jours, du 1er au 4 juillet. Le village s’est orné de guirlandes et de fleurs et une ambiance festive a régné dès le premier jour. Le samedi soir, la Garde d’honneur de Saint-Henri, dirigée par Luc-Antoine-Ferdinand Crépeau, a accompagné un cortège de 40 cavaliers jusqu’à la gare pour accueillir les invités arrivant par train. La soirée s’est poursuivie avec musique, théâtre et discours jusqu’à minuit. 

Le dimanche a été le point culminant des célébrations. Une grande messe solennelle a été suivie du dévoilement du buste de Pierre LeGardeur de Repentigny, premier seigneur du territoire qui deviendra, un siècle plus tard, la ville de Mascouche. Malgré les averses, une foule compacte assistait à cet événement émouvant. Henri Bourassa, figure nationale et fondateur du journal Le Devoir, a prononcé un discours vibrant sur l’importance des racines et du patrimoine. Selon le journal L’Étoile du Nord, « [la] Garde d’honneur de Saint-Henri a impressionné par son alignement impeccable et la ferveur qu’elle a suscitée à chaque étape des festivités, des accueils en gare jusqu’au banquet solennel » (L’Étoile du Nord, 7 juillet 1910). 

Un héritage durable 

Le monument de Pierre LeGardeur, œuvre du sculpteur Philippe Hébert, reste un symbole de ces fêtes. Déplacé au fil des ans, il est aujourd’hui un témoin silencieux de l’histoire de Mascouche. En août 1987, lors de la restauration du buste, on a fait la découverte de vieux documents qui avaient été placés à l'intérieur du buste en souvenir des fêtes de 1910. Ayant marqué l’imaginaire local, la richesse de cette célébration continue d’inspirer les générations, rappelant l’importance de préserver notre patrimoine collectif.  

Alors que nous entamons les célébrations du 275e anniversaire de Mascouche, il est fascinant de se replonger dans ces moments qui ont forgé l’identité de notre communauté. Ces articles, publiés tout au long de l’année, offriront un regard sur les événements marquants de notre passé, avec l’espoir de perpétuer cette fierté historique. 

Sources : Martel, Claude (2010). "Un brin d'histoire", La Revue, 28 juin 2010; L’Étoile du Nord, 7 juillet 1910; Crépeau, L.-A.-F. (1910). Mascouche en 1910; Coutu, Jean-Claude (2010). Notes complémentaires inédites; La Presse et Le Devoir, archives de juillet 1910. 

Articles les plus consultés

Flore Odou Onguetou,  Suze Lubin, Guerda Amazan, Marie Françoise Mégie, Pierre-Richard Thomas et Fatou Diop. (Photo gracieuseté)
Culture

Le mois de l’histoire des Noirs célébré dans Lanaudière

Le lancement officiel du mois de l’histoire des Noirs dans Lanaudière se tiendra le premier février à Terrebonne au Centre Angora.
Le trio Garçons à marier. (Photo gracieuseté - Guillaume Morin)
Culture

Garçons à marier en résidence artistique à Notre-Dame-des-Prairies

Le trio lanaudois Garçons à marier sera en résidence artistique au Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies du 26 au 30 janvier. Une présentation publique aura aussi lieu.
La bibliothèque des Moulins à Terrebonne. (Photo gracieuseté)
Culture
Dossiers

Immeuble protégé, inventorié ou ancien, pour ne pas en perdre son latin