J’ai testé la balade historique en cyclopousse dans le Vieux-Terrebonne

Aryanne, la guide du jour, parcourt des dizaines de kilomètre par jour sur son cyclopousse. (Photo Médialo - Julien Tilmant)
Aryanne, la guide du jour, parcourt des dizaines de kilomètre par jour sur son cyclopousse. (Photo Médialo – Julien Tilmant)

Dans le cadre de son 50e anniversaire, la Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne a remis en place ses balades historiques en cyclopousse. Curieux d’en savoir toujours plus sur le patrimoine local, j’ai mis mon désir d’apprendre entre les mains d’une guide devenue, le temps d’un été, une cycliste hors pair.

Tout commence par un peu de patience. La visite étant gratuite, elle a tendance à attirer de nombreux habitants et touristes pressés de découvrir le Vieux-Terrebonne tracté dans ce qui ressemble à un tuk-tuk asiatique. Le concept est ludique et original, rien d’anormal donc d’attendre son tour avec impatience.

J’arrive donc à 16 h 36, mais par manque de chance, un couple de retraités, dont le pas est plus rapide que le mien, me passe devant. La jeune guide change alors l’horaire sur le panneau qui sert de point de départ et d’arrivée à cette course folle. Prochain départ : 16 h 50.

Une balade victime de son succès

Je prends alors mon mal en patience sur un banc de l’intersection de la rue Saint-Pierre et du boulevard des Braves. Il fait beau, le cadre est magnifique, tout est réuni pour passer un excellent moment. 16 h 51, la jeune fille, guidon en main, refait son apparition avec le couple à l’arrière. Cette ponctualité m’impressionne.

Il est temps pour moi de me présenter et de monter à l’arrière de ce cyclopousse flambant neuf. Aryanne, ma guide, a vécu à Terrebonne et prépare actuellement un bac en histoire. Moi-même passionné d’histoire, je sais par avance que je vais passer 20 minutes extraordinaires en sa compagnie.

Des guides vraiment passionnés

Premier coup de pédale, direction l’île des Moulins. Après un rapide résumé de l’histoire de la fondation de Terrebonne et de la spécificité de l’île, nous commençons à discuter tels deux passionnés. Elle me confie qu’au-delà de la longue liste de choses à évoquer pendant cette visite gratuite, elle adore les échanges avec ses « clients ».

Entre deux questions — car oui, même si l’on parle de patrimoine, déformation professionnelle oblige, j’interroge souvent — j’apprends énormément. Le grand incendie, l’emplacement de l’ancien couvent, qui était la dernière seigneuresse des lieux… Bref j’en prends plein les oreilles et mon cerveau est en ébullition. Je suis de nouveau projeté en 2005 sur les bancs de l’université. Sauf que, cette fois, ni banc ni cours rébarbatifs, mais, à la place, une balade ensoleillée, dynamique et très intéressante.

Découvrir le Vieux-Terrebonne autrement

La conversation est d’ailleurs si palpitante que j’en oublie presque que je suis à l’arrière d’un cyclopousse tracté par une étudiante qui parcourt chaque jour des dizaines de kilomètres. J’envie Aryanne bien que je finisse par lui poser cette question : « N’es-tu jamais fatiguée de toujours répéter la même chose toute la journée ». Sa réponse est simple et ne me surprend pas : « Pas du tout, chaque passager est différent et fait de mon tour une expérience différente ». Je la crois tant nous avons parlé de tout et de rien, mais surtout de Terrebonne.

Le tour se termine, il est 17 h 12. Je suis certain que la jeune Aryanne n’a pas pu m’expliquer tout ce qu’elle aurait aimé partager tant j’ai été bavard. Mais ce n’est pas grave, je reviendrai une nouvelle fois pour profiter, cette fois, de cette visite gratuite… mais en silence.

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