Semaine de relâche : les Québécois racontent leurs souvenirs 

  • Publié le 17 févr. 2026 (Mis à jour le 17 févr. 2026)
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Si elle est devenue, au fil des années, un moment très attendu pour des milliers d’élèves et d’étudiants, la semaine de relâche au Québec n’a pas toujours existé. Pourtant, qu’ils l’aient connue ou non, chacun a quelque chose à raconter sur ces moments de liberté vécus en dehors des bancs de l’école. Nous sommes allés à la rencontre de Québécois prêts à se remémorer ces belles années qui appartiennent désormais au passé.  

Mario n'a pas connu les semaine de relâche. Photo Médialo Julien Tilmant
Mario n’a pas connu les semaine de relâche. Photo Médialo Julien Tilmant

 

«À mon époque, la semaine de relâche, ça n’existait tout simplement pas» 

Mario, 72 ans, retraité de la STM 

De nombreux Québécois n’ont jamais connu, petits, la semaine de relâche. C’est le cas de Mario, 72 ans : «Nous, on n’avait pas de semaine de relâche à l’époque, dit-il avec un sourire. L’école débutait à 8 h et se terminait à 16 h et, quel que soit le temps, nous devions y aller à pied. Nous avions parfois quelques journées pédagogiques, mais les vrais congés étaient l’été. » Malgré ce rythme que beaucoup d’enfants ne supporteraient plus aujourd’hui, Mario se souvient que personne ne décrochait : «Si on commençait l’année à 32 dans la classe, à la fin, on était toujours 32. Mais nous attendions avec impatience l’été…» Des vacances qui, pour la famille de Mario, rimaient avec séjour au chalet familial à Saint-Placide, où il pouvait rester un mois entier avec sa mère.  

 

«Pas de relâche, mais une semaine blanche qui était vraiment fun» 

Manon, retraitée 

De la génération qui n’a pas connu la semaine de relâche, Manon se souvient pourtant d’une «semaine blanche» au secondaire. «C’était une semaine pendant laquelle on n’allait pas à l’école. On partait à Sainte-Véronique pour faire de la raquette et d’autres sports d’hiver. Le soir, on chantait tous ensemble… ce sont des souvenirs extraordinaires», raconte-t-elle. Elle avait 14 ou 15 ans et se souvient de cette pause comme un moment de liberté partagé avec ses amies. En revanche, son expérience de la semaine de relâche comme mère semble avoir été beaucoup moins agréable : «Ce n’était pas simple à gérer. Les parents devaient prendre des vacances aussi, mais ça marchait par ancienneté. Parfois, il fallait couper la semaine en deux pour que cela convienne à tout le monde.»  

«C’est pendant une relâche que je me suis fait mes meilleurs amis» 

Martin, 41 ans, ouvrier en bâtiment 

La relâche n’est pas forcément synonyme de bons souvenirs. Martin, ouvrier en bâtiment, se souvient pourtant d’une semaine de relâche qui a marqué sa vie. «Je n’ai jamais eu vraiment d’amis, car j’étais un peu solitaire, mais, une année, pendant la semaine de relâche, j’ai décidé de sortir un peu et d’aller à une activité organisée. Je ne me souviens pas exactement ce qu’on avait fait pendant cette journée, mais je sais que j’y ai rencontré des personnes extraordinaires et avec qui je suis toujours ami aujourd’hui», raconte-t-il.  

 

«Mes semaines de relâche, c’étaient surtout les jeux vidéo» 

Édouard, 24 ans, ancien élève de l’école Félix-Leclerc 

Attablé devant une assiette de poulet général tao, Édouard, 24 ans, se souvient, avec nostalgie, de ses semaines de relâche pendant lesquelles, adolescent, il vivait ses meilleurs moments de joueur. «J’étais un gamer, explique-t-il. Mes congés, je les consacrais principalement aux jeux vidéo, souvent en ligne avec mes amis. On aimait surtout les jeux de sport ou de tir, et même si je pouvais y passer toutes mes journées, on profitait quand même de l’extérieur de temps en temps.» Mais que pensaient ses parents de la manière dont Édouard profitait de la semaine de relâche? «Ils voyaient que j’étais heureux, alors ils ne disaient rien», raconte-t-il. Aujourd’hui, le jeune homme se souvient de ces semaines comme d’un moment important de sa jeunesse. «Ce n’est pas tant les jeux qui me manquent, mais ce moment de ma vie, cette jeunesse d’adolescent.» 

Maryse a connu des semaines de relâche calmes et reposantes. Photo Médialo Julien Tilmant
Maryse a connu des semaines de relâche calmes et reposantes. Photo Médialo Julien Tilmant

«C’était surtout une pause de l’école, tout simplement» 

Maryse, 35 ans, employée chez Liliane Lingerie 

Pour Maryse, les semaines de relâche étaient simples sans activités particulières, mais cela lui suffisait. Comme ses parents travaillaient, elle passait la majorité du temps à la maison, souvent avec sa grand-mère. «Ce sont de bons souvenirs, parce que ça faisait une vraie pause de l’école, confie-t-elle. Mais, si je n’avais pas eu cette semaine de relâche, je pense que j’aurais tout de même tenu le coup.».  

 

«J’aurais aimé vivre ça avec mes amies» 

Dominique, employée dans le commerce 

Dominique, qui n’a jamais connu la semaine de relâche durant sa scolarité, n’a pourtant pas eu une enfance ennuyante. Bien au contraire, elle se souvient avec nostalgie de ces fins de semaine dédiées au ski. «On s’évadait autrement, mais ça ne remplaçait pas vraiment une vraie semaine de pause», explique-t-elle. Et pour cause, elle aurait vraiment aimé pouvoir vivre cela avec ses amies. «L’an dernier, j’ai profité de la semaine de relâche avec ma petite-fille. On a fait plein d’activités comme la cuisine, le patinage, les glissades et le ski. Je me dis que j’aurais adoré faire ça avec mes amies quand j’étais jeune», conclut-elle.  

 

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