12h de course pour lever des fonds à l’École des Rives à Terrebonne  

Les élèves qui débutent la course. Photo Médialo – Katia Cioce 
Les élèves qui débutent la course. Photo Médialo – Katia Cioce 

Pour une troisième année consécutive, l’enseignant d’histoire et entraineur pour l’occasion, Antoine Pimparé, organisait la Course de nuit à l’école secondaire Des Rives à Terrebonne. Pendant 12h, 39 élèves ont participé à une course à relais dans les rues avoisinantes. Le but était de s’amuser, mais aussi, d’amasser des fonds pour l’organisme les Œuvres de Galilée.  

 

Ce jeudi 14 mai, dès 18h, la cafétéria fourmille d’élèves qui se préparent joyeusement à la course. Depuis le début de l’année, ils s’entraînent physiquement et mentalement, à cet événement qui tend à devenir une tradition. Antoine rassemble les troupes avec bienveillance pour remettre fièrement les 1525$ amassés pour l’organisme qui offre du soutien alimentaire à Terrebonne. « Les élèves ont choisi les Œuvres de Galilée et ont organisé la levée de fond de façon autonome. Je leur ai remis les palettes de chocolat à vendre et ils ont fait le reste », mentionne l’organisateur. Laurence Tremblay, capitaine du club d’athlétisme, est plutôt fière de son implication, mais surtout, elle trouve que cette démarche a du sens : « Lorsqu’on a choisi l’organisme, à qui on a aussi donné l’année dernière, je trouvais ça important de redonner à des personnes dans le besoin et d’avoir ce but pour la collecte de fonds et la course de cette nuit ».  

 

Les motivations 

 Même si la course à pied est un sport plutôt individuel, c’est un esprit d’équipe qui se fait ressentir entre les quatre murs de l’école secondaire, avant le départ de la course à relais. Ici, on ne parle pas de performance sportive, mais bien d’expérience, de dépassement de soi et de partage amical. En équipes de trois ou quatre, ils courent une distance de 1km autour de l’école, pour y revenir et se relayer avec leurs coéquipiers pendant 12h consécutives. S’inspirant de sa propre expérience, Antoine a souhaité reproduire les courses Pierre-Lavoie qu’il avait eu le plaisir de réaliser lors de ses études secondaires et cégépiennes.  

 

Et du plaisir, il y en a, avant même le grand départ : « J’ai trop hâte de courir, je veux battre mon record de l’année passée, qui était de 17 kilomètres », explique Siphax Ataguema. Il a d’ailleurs battu le record de l’école au demi-marathon des guépards de Saint-Eustache, le 4 mai dernier. Pour Liliane Racine, c’est le fait de se retrouver entre amies qui la motivait durant sa préparation : « J’aime beaucoup qu’on soit tous ensemble pour pouvoir profiter d’un moment avec ceux qu’on aime et partager cet engouement pour le sport ». Malheureusement, Liliane s’est blessée peu de temps avant et ne participe pas à la course, mais sa présence, pour encourager ses paires, est importante pour elle et les autres.  

 

 

 

« J’ai trop hâte de courir, je veux battre mon record de l’année passée, qui était de 17 kilomètres. » 

– Siphax Ataguema
ecole des rives course de nuit
La remise du don à Jacynthe Leblanc, intervenant aux Œuvres de Galilée. Photo Médialo – Katia Cioce

Les défis 

Les adolescents partent avec un défi personnel à relever. Pendant ces longeus heures, les élèves auront droit à des sucreries pour conserver leurs énergies. Antoine ajoute en riant, qu’ils aiment se dessiner des lignes sur les bras pour identifier le nombre de kilomètres parcourus. Pour les trois représentants, le plus gros défi débute à minuit : « Physiquement, c’est de minuit jusqu’à 4h du matin que ce sera plus difficile. Ensuite, c’est le défi mental, de 4h à 7h du matin, parce que tu es fatigué et il faut que tu continues à te pousser. À ce moment, il faut juste penser au plaisir qu’on a et encourager nos amis. Ça arrive une seule fois dans toute l’année, donc on donne tout ce qu’on a ». En plus du plaisir, Siphax avoue qu’il rêve déjà au petit-déjeuner qui leur sera servi, de fruits et de bacon grillé, à la ligne d’arrivée.  

 

Dehors, les dix enseignants accompagnateurs arrivent un à un et se préparent pour accompagner les jeunes. Un enseignant arrive avec son unicycle et son chandail des Canadiens de Montréal. Puis une enseignante sort son vélo de sa voiture, pendant qu’un autre gonfle ses pneus avec l’impatience de débuter le jeu. Pendant ce temps, la partie des Canadiens joue sur l’écran géant, le départ est imminent.  

 

« Il y a vraiment une bonne ambiance. Le dernier kilomètre, on le fait tous ensemble. Tout le monde est fatigué, mais on dirait que c’est le plus facile, il y a un dernier souffle et ça passe très vite. Moi c’est le défi Pierre Lavoie qui m’a fait aimer la course et je souhaite transmettre cette passion aux élèves », conclut Antoine. 

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