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Les secrets des cueilleurs de champignons sauvages

Photo Médialo - Julien Tilmant
Photo Médialo – Julien Tilmant

De plus en plus de Québécois s’intéressent à la cueillette des champignons sauvages. Pourtant, bien que cette activité puisse sembler simple et accessible, elle ne doit pas être improvisée. Pour comprendre comment commencer dans ce domaine, nous avons rencontré Yvan Perreault, expert dans le domaine, passionné par la mycologie depuis 1999. 

En se promenant dans une forêt, il n’est pas rare de tomber sur des champignons sauvages et pourtant, si leur cueillette peut rapidement devenir une passion, il faut savoir que toutes les forêts n’accordent pas la même place à ceux-ci. Et pour cause, les champignons ne se développent pas de manière aléatoire. Bien au contraire, ils « choisissent » leur emplacement et tout particulièrement les arbres auprès desquels s’installer. 

En effet, selon Yvan Perreault, certains habitats sont beaucoup plus favorables que d’autres tandis qu’à l’inverse, des arbres comme le cèdre, les érables ou encore les pins blancs sont moins attractifs. De plus, s’il fallait commencer par un conseil simple et ô combien important, ce serait celui-ci : « Avec les champignons, on n’a pas le droit de se tromper. » Comprenez par cette phrase que beaucoup d’espèces des forêts québécoises sont mortelles et celles-ci sont loin d’être rares. 

Photo Médialo – Julien Tilmant

Prendre le temps d’étudier les champignons 

Alors, comment savoir différencier les champignons comestibles de ceux qui pourraient provoquer la mort ? « C’est vraiment très simple, affirme encore le spécialiste. Il suffit de prendre le temps de lire les nombreux ouvrages disponibles et d’être curieux. Il faut de la rigueur, car on parle de santé. Mais si on profite des longues soirées d’hiver pour se pencher là-dessus, alors on peut commencer la cueillette sans risque. » 

Dans ces livres ou sur des sites Internet dédiés à la mycologie, il est donc possible de se familiariser, dans un premier temps, avec le vocabulaire technique utilisé pour décrire les espèces. « On parle là, par exemple, des modes d’attachement des lames, de la forme du pied ou encore de certaines caractéristiques liées à la forme du champignon. Ces critères ne doivent pas être sous-estimés, car ils peuvent même être plus fiables que la simple couleur ou la taille. »

Si vous avez un doute… ne consommez pas 

Malgré votre apprentissage assidu, en tant que débutant, si vous avez le moindre doute, la prudence restera toujours votre meilleure amie. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les espèces inconnues. Au contraire, comme le rappelle Yvan, « la curiosité fait partie intégrante de l’apprentissage ». « N’hésitez pas à récolter un champignon pour l’observer, l’étudier et le comparer aux images et descriptions des livres de mycologie. Cela vous aidera dans votre apprentissage. » 

Rien ne remplace le terrain 

Entre vos lectures et vos études, une dernière chose semble essentielle pour devenir un véritable cueilleur : aller en forêt pour mettre en pratique vos apprentissages. Bien accompagné, ces sorties seront d’ailleurs encore plus intéressantes, car vous pourrez, aux côtés d’une personne plus expérimentée, progresser rapidement. 

« Il faut observer les espèces, les toucher, les sentir et les comparer. » Et si vous craignez de toucher les champignons, rassurez-vous, ce n’est pas dangereux. « Il s’agit d’aller en contact avec les éléments dans la réalité. Pas de rester en théorie. » 

Et le spécialiste d’ajouter : « La plupart des gens peuvent devenir de très bons cueilleurs avec un peu de formation et de mentorat. Quand on a un peu de pratique, les dangers sont tout à fait écartés. » 

Photo Adobe Stock

Cueillir et respecter la nature 

Contrairement à une idée reçue, arracher un champignon ne l’empêche pas de repousser par la suite. En effet, récolter n’appauvrit pas la ressource. Certaines espèces auraient même besoin d’être arrachées pour encore mieux repousser. « Je vous dirais même de les arracher, car si c’est mal coupé, cela peut être une porte ouverte pour des bactéries et des insectes qui pourraient être préjudiciables pour le champignon, explique Yvan Perreault. C’est important de connaître les particularités de chaque espèce et d’adopter les bonnes pratiques sur le terrain. » 

Apprendre avec des passionnés 

Si vous n’avez pas envie d’apprendre la mycologie seul, la meilleure solution reste de vous entourer de spécialistes. Dans la région, vous pouvez vous tourner, par exemple, vers le Cercle des mycologues de Lanaudière et de la Mauricie dirigé par Yvan Perreault. L’organisme propose différentes comme des excursions, des formations ou encore des conférences. 

Apprendre avec des passionnés 

Si vous n’avez pas envie d’apprendre la mycologie seul, la meilleure solution reste de vous entourer de spécialistes. Dans la région, vous pouvez, par exemple, vous tourner vers le Club des mycologues des Laurentides. L’organisme propose différentes comme des excursions en forêt, des soirées d’identification et des conférences. 

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