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La Shop à Pain : le goût du travail bien fait

Guillaume Roy, le fondateur de la Shop à pain. Photo Médialo Julien Tilmant
Guillaume Roy, le fondateur de la Shop à pain. Photo Médialo Julien Tilmant

Fondée en 2013 à Terrebonne par Guillaume Roy, la Shop à Pain est très rapidement devenue une référence. Le secret : des matières premières de qualité, un savoir-faire ancestral et surtout un amour pour le travail bien fait.

De nombreux pains sont proposé à la Shop à pain. Photo Médialo Julien Tilmant
De nombreux pains sont proposé à la Shop à pain. Photo Médialo Julien Tilmant

L’histoire d’amour entre Guillaume Roy, le fondateur de la Shop à Pain, et la boulangerie est avant tout une histoire de famille. Son arrière-grand-père, Albert Dufourg, possédait déjà un établissement dans le Pays basque français avant que ses grands-parents immigrent à Montréal dans les années 1950. La famille sera même à l’initiative de la création des boulangeries Au Pain Doré au Québec. « Je représente la quatrième génération de boulangers dans ma famille », explique fièrement Guillaume Roy. 

Pour parvenir à représenter dignement ces aïeux, l’artisan a, dans un premier temps, étudié le métier à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, avant de mettre la main à la pâte dans l’entreprise familiale. Mais quelque chose commençait à le déranger. « L’entreprise de mon oncle fonctionnait si bien qu’il a dû passer par la mécanisation. La voie de l’industrialisation du métier ne me convenait pas. Alors, après de nombreux voyages, j’ai décidé, en 2013, de lancer ma propre affaire. » 

Photo Médialo Julien Tilmant
Photo Médialo Julien Tilmant

« Les clients voulaient une boutique » 

En démarrant sa boulangerie, Guillaume n’avait pas l’intention d’ouvrir une boutique. Son objectif : fournir les professionnels avec des produits faits maison et de qualité. 

« Comme ma femme habitait à Terrebonne, je me suis naturellement installé dans le secteur industriel. Malgré des débuts encourageants, se faire une clientèle de gros était plus difficile que ce que j’avais imaginé. Alors, j’ai souhaité me faire connaître dans les marchés publics. » 

Très rapidement, les clients sont conquis et lui réclament l’adresse où ils peuvent se fournir quotidiennement. Le problème… Guillaume n’a pas d’échoppe. 

Arrive alors le temps de changer d’avis. L’entrepreneur aménage une petite boutique dans son atelier et voit. « Depuis, nous avons décuplé l’espace de production pour arriver aujourd’hui à une surface de 6 000 pieds carrés pour une équipe de 16 personnes. »

Photo Médialo Julien Tilmant
Photo Médialo Julien Tilmant

La qualité avant tout 

Le succès aurait pu lui faire tourner la tête et le pousser à succomber aux sirènes de l’industrialisation. Pourtant, sa ligne de conduite n’a jamais changé en 13 ans. « En affaires, on dit que le temps, c’est de l’argent. En boulangerie, le temps, c’est de la qualité. » 

Effectivement, cette vision de l’artisanat, Guillaume Roy s’emploie à la mettre en pratique dans ses recettes. Là où certains concurrents utilisent des artifices pour accélérer la pousse de leurs pâtes, lui préfère leur laisser le temps. « Cela fermente pendant deux heures et demie et cela permet de laisser les arômes se développer tranquillement », ajoute celui qui se contente de quatre ingrédients dans son pain blanc : de l’eau, de la farine, du sel et de la levure. 

Côté ingrédients, l’entreprise a aussi de quoi être fière. Elle utilise, en effet, des matières premières de qualité et locales. La farine, par exemple, est non blanchie et non traitée, en plus d’être québécoise. « Si le volume est important, ce n’est pas au détriment de la qualité. » 

Convaincu qu’on peut se développer sans jamais rogner sur la qualité, Guillaume Roy se projette déjà dans l’avenir, car, après la boulangerie, la viennoiserie et la pâtisserie, l’entreprise s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’arrivée d’une gamme de gelatos artisanaux. 

Une boulangerie réputée à l’international 

La qualité, ça doit se faire connaître. C’est pourquoi l’équipe de la Shop à Pain a décidé de se lancer dans les concours. En 2025, elle a fait parler d’elle lors de la Coupe du monde de la viennoiserie en terminant troisième au classement général parmi 14 pays participants. 

L’entreprise a aussi remporté le prix de la meilleure brioche au monde grâce à une création inspirée du Canada et du Québec : une brioche au sirop d’érable garnie de pacanes caramélisées et façonnée dans un moule en forme de feuille d’érable. 

Commercialisée pendant six mois, cette brioche a été vendue à plus de 800 exemplaires malgré une production limitée à 27 unités par jour. 

Des gelatos élaborés avec un Meilleur Ouvrier de France 

Incapable de ne pas innover et en perpétuelle recherche de nouveauté, Guillaume Roy a décidé, cette année, de se lancer dans la production de gelatos et de sorbets artisanaux développés avec Roland Del Monte, Meilleur Ouvrier de France et ancien chef du Sofitel. 

Parmi les saveurs qu’il propose, on retrouve des classiques comme la vanille de Madagascar, le chocolat Guayaquil 65 % et la pistache. Les clients pourront aussi déguster des gelatos stracciatella, érable et pacanes caramélisées, mais aussi caramel à la fleur de sel. Enfin, dans la gamme des sorbets, on retrouve la framboise, la mangue, le fruit de la passion, le citron et, enfin, un sorbet fraise-basilic. 

L’entreprise proposera enfin des sucettes glacées, des sandwiches à la crème glacée et des entremets glacés. 

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