10 ans pour l’orchestre classique de Terrebonne

Photo gracieuseté
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L’été se termine et avec lui les événements en plein air de l’orchestre classique de Terrebonne. Après dix ans d’existence, Manon Riendeau revient sur le projet.  

« Ce n’est plus un projet maintenant, c’est une mission, une vision déjà établie », précise d’emblée la violoniste de Terrebonne. Car pour Manon Riendeau, fonder un orchestre classique à Terrebonne revenait quasiment à essayer de changer les habitudes des Terrebonniens.  

« La mentalité de la communauté à Terrebonne est beaucoup basée sur les mélomanes et non sur le professionnel. Ils sont habitués d’aller à Montréal pour le professionnel. Ça fait dix ans qu’on travaille à faire changer cette mentalité-là, et ça s’en vient tranquillement, pas vite. Les gens réalisent qu’ils ont des professionnels ici. Que l’orchestre classique a été fondé justement pour offrir à Terrebonne une qualité professionnelle des arts de la scène en musique symphonique ou dite classique », explique la fondatrice de l’orchestre.  

Un orchestre de haut niveau 

Car Manon Riendeau le dit bien, les musiciens qui viennent jouer dans l’orchestre de Terrebonne sont non seulement professionnels, mais surtout d’excellents artistes. « Les musiciens qui viennent jouer chez nous jouent déjà dans l’orchestre symphonique de Montréal ou à l’orchestre métropolitain, ou à l’orchestre symphonique de Québec, ou encore dans les orchestres régionaux comme Sherbrooke, Gatineau, Fartière, Drummondville. Alors c’est sûr qu’on est au même niveau que n’importe quel orchestre à travers le Québec au niveau professionnel », dit Mme Riendeau.  

Et après dix ans, l’orchestre pâtit toujours d’un certain déficit de notoriété. « Quand je dis aux gens qu’ils ont un orchestre professionnel à Terrebonne, ils sont toujours surpris. Non, on n’est pas encore assez connu. Ce n’est pas encore assez connu et c’est pour ça qu’on a besoin des réseaux sociaux. On a besoin de se faire voir, de se faire connaître pour justement amener les gens ici au lieu qu’ils aillent à Montréal », demande Manon Riendeau.  

Assurer la relève 

Si l’une des ambitions est bien sûr de proposer de la musique classique de qualité à Terrebonne, il s’agit aussi de mieux faire connaître cet art aux nouvelles générations. « Notre mission première, c’est la relève. On a un orchestre qui s’appelle l’Orchestre junior de Terrebonne, cet orchestre-là, ce sont des cordes, bien sûr. Ce n’est pas un orchestre symphonique avec des vents et tout ça, c’est un orchestre à cordes. On a à peu près entre 18 et 20 jeunes qui viennent chaque semaine venir pratiquer au Collège Saint-Sacrement », abonde Manon Riendeau.  

« Nous, on démocratise beaucoup la musique dite symphonique. Le concert du 20 septembre, c’est la symphonie du Nouveau Monde de Jean-Jacques. Moi, ce que je demande aux gens, ce que je dis aux gens qui sont venus tout l’été, c’est d’aller l’écouter. Vous allez voir que vous allez reconnaître beaucoup d’air. On invite les gens à aller écouter nos pièces avant qu’on les joue, comme ça, ils sont préparés », conclut la violoniste.  

L’orchestre classique de Terrebonne jouera son prochain concert le 20 septembre au théâtre du Vieux-Terrebonne. Les billets sont déjà en vente.

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