Culture
Contenu promotionnel

Marie-Claude Lépine, poète

Marie-Claude Lépine. (Photo Médialo - Raphaël Isselet)
Marie-Claude Lépine. (Photo Médialo – Raphaël Isselet)

À l’occasion de la soirée de poésie-slam organisée à Terrebonne par le réseau France-Québec il y a quelques semaines, la Mascouchoise Marie-Claude Lépine est remontée sur scène pour déclamer du slam. L’occasion de parler de slam avec elle.  

Marie-Claude Lépine est une slammeuse. C’est un 2009 qu’elle a commencé à prendre part aux événements de slam Lanaudière, avec notamment Jocelyn Thouin à la manette. « La première fois que j’ai fait du slam, en fait, j’avais participé à des ateliers d’écriture. Puis il y avait une de mes amies, quelques années plus tard, qui m’avait dit, Marie-Claude, il y a du slam à Joliette, dans Lanaudière, je t’ai inscrite. Moi, je n’avais aucune idée de ce que c’était que le slam, je n’avais jamais entendu parler de ça », raconte Marie-Claude Lépine.  

Il ne lui faut pas longtemps cependant pour se faire une place dans l’univers du slam. Dès 2011, elle participe au grand slam de Montréal. Cette année-là, c’est le poète et écrivain David Goudreault qui remporte la compétition, ce qui lui offre une place à la coupe du monde de slam à Paris. Et Marie-Claude le suit en tant que coach. « Là, on ne sait pas trop, on ne s’entend pas sur l’histoire. Moi, je pense que c’est lui qui m’a demandé d’être sa coach. Et lui pense que c’est moi qui lui ai offert d’être sa coach », explique Marie-Claude Lépine dans un sourire.  

Sur place, elle sera surtout là pour soutenir David Goudreault, mais tout ne va pas forcément se passer comme prévu. Lors des demi-finales, lorsque Marie-Claude arrive pour encourager David, la salle est déjà pleine et elle ne peut pas rentrer. « Je voulais juste qu’il me voie, juste qu’il sache que mes yeux étaient sur lui. Mais impossible de rentrer, on ne voulait pas me laisser rentrer. Puis, à un moment donné, un des organisateurs qui m’avait vu avec David, me dit “On t’a trouvé une place sur la scène.” Mais moi, la scène, je pensais qu’il y avait un rideau noir en arrière. Mais non, j’arrive directement sur la scène, en plein milieu du slam de David. Tous les yeux sont arrivés sur moi, c’était le pire moment de ma vie. Je ne me sentais tellement pas à ma place », se remémore Marie-Claude. Finalement, cela n’empêchera pas David Goudreault de remporter la compétition.  

 La poésie du slam 

Aujourd’hui, Marie-Claude ne prend plus part à des compétitions de slam, elle donne des conférences à travers le Québec. Mais cela ne veut pas dire qu’elle renie le slam. « C’est vraiment à travers le slam que je me suis rendu compte qu’on m’écoute quand je parle. 

Avec le slam, j’ai travaillé la performance, il faut dire des choses en très peu de mots, mais des mots punchés. Ça m’a aidé beaucoup pour faire ma conférence, et à chaque fois qu’on me demande de faire des présentations ».  

Pour Marie-Claude Lépine, le slam est une manière de s’exprimer. « Dans mes textes, je parle beaucoup de la vie, de la beauté de la vie. Un des défis que je voyais beaucoup, quand je faisais du slam c’est que souvent les scènes de slam ne sont pas accessibles. Je me retrouvais en bas de la scène, où on ne me voit pas, où les lumières ne sont pas sur moi. J’avais comme l’impression de partir avec un handicap de plus, il fallait que je fasse attention pour ne pas me rabaisser », dit Marie-Claude Lépine.  

Le slam est une compétition durant laquelle les artistes ont trois minutes pour présenter sur scène un texte qu’ils ont même écrit, sans accessoire. 

Articles les plus consultés

(Photo Mariane Parent)
Culture

18 500 personnes, un record pour Octenbulle

 Le festival Octenbulle, l’un des festivals les plus populaires à Mascouche, a fait vibrer la communauté moulinoise lors de la fin de semaine passée.
(Photo Mariane Parent)
Actualités
Culture

Entrevues avec 3 DJs d’Octenbulle

Durant le festival, La Revue est allée à la rencontre du DJ québécois Playfield, du local de Terrebonne Dersed, et du duo néerlandais Vicetone. 
Photo gracieuseté
Culture

10 ans pour l’orchestre classique de Terrebonne

L’été se termine et avec lui les événements en plein air de l’orchestre classique de Terrebonne.