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02 décembre 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Deux ans de plus pour le DG Alain Marcoux

2920conseil

©Archives

Alain Marcoux a été reconduit dans ses fonctions de directeur général de la Ville de Terrebonne pour deux ans.

N’en déplaise à l’Intersyndical, le mandat du directeur général de la Ville de Terrebonne, Alain Marcoux, a été prolongé de deux ans par le conseil municipal le 30 novembre. Certains élus ont voté contre non pas parce qu’ils sont en désaccord avec ce choix, mais parce qu’ils n’ont pas été consultés. Il a aussi beaucoup été question, lors de la séance du conseil, des agissements de Robert Morin et de son expulsion récente de Nouvel Élan Terrebonne (NET).

Le nouveau mandat de deux ans de M. Marcoux débutera le 21 décembre 2020. Comme le précédent contrat de travail, il n’y a aucune indemnité de départ prévue et le conseil peut y mettre un terme à tout moment, moyennant un préavis de trois mois. Le salaire annuel de 205 000 $ qu’il touchait a été ajusté au coût de la vie et sera d’environ 209 000 $.

Le conseiller indépendant André Fontaine a demandé le vote, sans expliquer pourquoi. Les conseillers Robert Morin, Marc-André Michaud et Nathalie Lepage ont indiqué qu’ils allaient aussi s’y opposer. « Il aurait été fondamental de consulter l’ensemble du conseil sur le sujet », a indiqué M. Michaud. La résolution a tout de même été adoptée à 10 contre 4.

Le maire a justifié cette décision en disant qu’avec la grande expérience qu’il possède, M. Marcoux « est la meilleure personne pour nous aider à continuer dans la bonne direction », surtout dans cette période d’instabilité générale causée par la pandémie de COVID-19.

L’Intersyndical a promptement réagi à ce renouvellement de contrat, par communiqué.

« Alors que l’Intersyndical dénonce depuis plusieurs années les dommages causés aux conditions de travail des employés de la Ville par le mandat de M. Marcoux, il était bon de croire que les élus de Terrebonne allaient écouter le cri du cœur des employés municipaux. Malheureusement, ce ne fut pas le cas », affirme l’alliance qui regroupe et représente près de 1 000 employés municipaux. « Le renouvellement du contrat de M. Marcoux montre qu’aux yeux de cette administration, les employés municipaux et les services qu’ils fournissent aux citoyens de Terrebonne ne sont que des colonnes de chiffres qui peuvent être coupés », ajoute l’Intersyndical.

« Le procès » de Robert Morin

En début de séance, des communications au sujet de l’expulsion du conseiller municipal Robert Morin du parti Nouvel Élan Terrebonne ont été déposées. En fin de séance, Simon Paquin a fait la lecture de l’une d’elles, dans laquelle la chef du NET, Valérie Quevillon, indique qu’elle croit « essentiel de faire une analyse des comportements en lien avec les agissements récents et passés de Robert Morin » et que « cette enquête sera confiée à la direction du contentieux et des enquêtes de la Commission municipale du Québec ».

Mme Quevillon reste pour l’instant très vague sur la nature précise de ce qu’elle reproche à M. Morin. Elle ne fait qu’allusion à des éléments en matière d’éthique et de déontologie.

L’Alliance démocratique de Terrebonne (ADT) en a ajouté une couche, lundi soir, en publiant un communiqué de presse dans lequel le parti exige à M. Morin de s’expliquer sur la gestion de son cabinet et sur les dépenses communes avec le Mouvement Terrebonne. « Il n’y a aucun doute qu’un deal existe entre M. Morin et Mouvement Terrebonne afin de partager les dépenses publicitaires des élus de l’opposition à la Ville de Terrebonne. Moralement, l’opposition vient discréditer les règles entourant les dépenses administratives des élus qui sont pourtant très claires. On ne peut faire par la porte de derrière ce qui n’est pas permis par la voie officielle », affirment le président de l’ADT, Yannick Guénette, et le conseiller Simon Paquin.

Dans le communiqué, l’ADT écorche aussi M. Morin sur des dépenses publicitaires effectuées récemment et dont nous avons traité dans nos pages. « Les récentes dépenses de M. Morin, dont deux envois publicitaires possiblement diffamatoires à l’égard de membres du conseil municipal, et ce, aux 48 000 résidences de Terrebonne, dont les coûts totaux s’élèvent à plus de 10 000 $, sont désolantes et scandaleuses pour la population de Terrebonne en temps de crise. »

La conseillère Brigitte Villeneuve a profité de son temps de parole lors de la séance du conseil pour faire une déclaration émotive au sujet de l’Info-Conseil envoyé par la poste. « Pourquoi vous en prendre à mon intégrité et me rabaisser pour vous remonter politiquement? » s’est-elle demandé avant d’exiger des excuses de la part du conseiller du quartier 10. Ce dernier s’est dit désolé que Mme Villeneuve se soit sentie visée.

Pour le reste, Robert Morin, qui ne sait même pas ce que son ex-chef lui reproche, est convaincu d’être irréprochable en matière d’éthique. « Il n’y a pas de deal avec le Mouvement Terrebonne. Il s’agit d’une entente de collaboration », ajoute-t-il.

Questionné au sujet du deal, le conseiller politique du Mouvement Terrebonne, Mathieu Désilets, répond qu’il est « normal et souhaitable que des élus collaborent pour faire avancer des dossiers » et que si l’ADT a des plaintes à formuler, « elle n’a qu’à s’adresser aux instances concernées ».

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